Retiré
amendement · Assemblée nationale
Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2026
Amendement n° II-CF1262
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En clair
Jean-Didier Berger a déposé cet amendement le 30 oct. 2025, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2026 ». Il a été retiré.
- Adoptés sur ce texte
- 751 sur 4 498amendements dont le sort est connu, en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire
Ce qu'il propose
Le dispositif
Supprimer cet article.
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)
L’article 64 autorise la France à souscrire à l’augmentation de capital de BID Invest, la branche secteur privé du Groupe de la Banque interaméricaine de développement (BID), en portant sa participation jusqu’à 6 323 parts appelées (+3 160). Il prévoit en conséquence deux décaissements en 2026 de 8 777 778 €, soit 17 555 557 € au total, puis un versement annuel de 8 777 778 € de 2027 à 2031. La France détient 1,96 % du capital ; la hausse globale décidée par la BID est de 3,5 Md$, destinée à faire passer l’activité de 9 Md$ à 19 Md$ par an, notamment via des instruments plus risqués (obligations biodiversité, mécanismes de suspension de dette, etc.).
Notre ligne est constante : chaque euro mobilisable doit d’abord réduire le déficit. Cette augmentation de capital est peu lisible pour nos concitoyens, n’engendre aucun bénéfice direct pour l’économie française à court terme et crée une charge pluriannuelle automatique alors même que l’État recherche 40 Md€ d’économies pour restaurer la crédibilité de sa trajectoire. Dans un contexte de priorités régaliennes et d’investissement local à préserver, il n’y a ni urgence opérationnelle, ni justification budgétaire à engager de nouveaux versements vers un véhicule multilatéral hors de notre zone d’influence immédiate.
La suppression de l’article 64 permet d’économiser immédiatement 17,56 M€ en 2026, d’éviter d’ouvrir une série d’engagements jusqu’en 2031 sur crédit budgétaire, et d’envoyer un signal clair de sérieux budgétaire.
Ce choix ne conteste pas la coopération internationale au développement ; il acte que la contribution la plus utile de la France à la stabilité internationale passe aujourd’hui par la stabilisation de ses comptes publics et la priorisation de ses moyens sur ses missions régaliennes.
Son sort
Auteur
Texte et lecture
- Lecture
- Assemblée · 1re lecture
- Texte amendé
- Texte déposé n° 1906
Sources et données
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.
Références techniques
- Amendement (Assemblée nationale)
- AMANR5L17PO59048B1906P2D1N001262
- Texte amendé (Assemblée nationale)
- PRJLANR5L17B1906