Non soutenu

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2026

Amendement n° I-CF1232

Nicolas Metzdorf EPR · Après l'article 24

En clair

Nicolas Metzdorf a déposé cet amendement le 17 oct. 2025, avec 1 cosignataire, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2026 ». Il n'a pas été soutenu en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire le 22 oct. 2025.

Adoptés sur ce texte
751 sur 4 498amendements dont le sort est connu, en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire

Ce qu'il propose

Le dispositif

I. – Après l’article 170 du code des douanes, il est inséré un article 170 bis ainsi rédigé :

« Art. 170 bis – Les produits agricoles, métallurgiques et miniers originaires de la Nouvelle-Calédonie sont exonérés de droits de douane lors de leur importation sur le territoire de la République française.

« Un décret fixe la liste des produits concernés et les conditions de justification de leur origine. »

II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Cet amendement vise à exonérer de droits de douane les produits agricoles, métallurgiques et miniers calédoniens à leur entrée en métropole.

La Nouvelle-Calédonie, bien que faisant partie intégrante de la République française, demeure en dehors du territoire douanier de l’Union européenne.

À ce titre, ses exportations vers la métropole sont soumis au régime des importations de pays tiers, entraînant l’application de droits de douane et de TVA à l’importation.

Cette situation crée une distorsion de concurrence paradoxale entre un territoire français et le reste du territoire national, alors même que les produits concernés participent à la souveraineté économique et industrielle de la France.

S’agissant des produits miniers et métallurgiques, en particulier du nickel, cette fiscalité aux frontières constitue un frein à la compétitivité d’un secteur stratégique pour la transition énergétique et les filières industrielles françaises (batteries, acier, énergie).

Pour les produits agricoles et agroalimentaires, elle alourdit les coûts logistiques et décourage l’investissement dans les filières locales calédoniennes pourtant essentielles à l’autonomie alimentaire du territoire.

Cette exonération vise donc à aligner le régime douanier de la Nouvelle-Calédonie sur celui appliqué aux autres collectivités françaises ultramarines, notamment les départements d’outre-mer, où les échanges avec la métropole ne supportent pas de droits à l’importation.

Elle constitue une mesure de cohérence nationale et de justice économique, qui reconnaît la contribution stratégique de la Nouvelle-Calédonie à la production de matières premières et à la sécurité économique de la France.

Elle renforcerait la solidarité nationale et soutiendrait la reconstruction économique d’un territoire durement touché par les événements de 2024.

L’impact budgétaire de cette mesure serait limité, les volumes concernés restant modestes au regard du commerce extérieur global, tandis que son effet d’entraînement économique pour la Nouvelle-Calédonie serait majeur.

Son sort

Sort décidé le

Auteurs 2

Nicolas Metzdorf EPR

Le cosignataire

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 1906

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 6 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO59048B1906P1D1N001232
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B1906