Retiré

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2025

Amendement n° II-CF2439

Béatrice Bellay SOC · Article 42

En clair

Béatrice Bellay a déposé cet amendement le 30 oct. 2024, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2025 ». Il a été retiré.

Adoptés sur ce texte
1 001 sur 4 911amendements dont le sort est connu, en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire

Ce qu'il propose

Mouvements de crédits proposés, en euros
ProgrammeAutorisations d'engagementCrédits de paiement
Emploi outre-mer0 €0 €
Conditions de vie outre-mer−1 000 000 €−1 000 000 €
Fonds de soutien pour les acteurs de la lutte contre les violences intrafamiliales (création)+1 000 000 €+1 000 000 €
Solde0 €0 €
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Cet amendement vise à renforcer les moyens alloués à la lutte contre les violences intrafamiliales dans les Outre-mer, en tenant compte des spécificités socio-économiques et culturelles de ces territoires.

Selon le rapport du Conseil économique, social et environnemental (CESE), les violences faites aux femmes dans les Outre-mer sont un phénomène alarmant, avec des taux de violences conjugales et intrafamiliales significativement plus élevés que ceux observés en métropole. Par exemple, en Polynésie française, 17 % des femmes déclarent avoir subi des agressions physiques dans le cadre de la relation conjugale, et ce chiffre monte à 19 % en Nouvelle-Calédonie​. En Martinique, 22,3 % des femmes ont déclaré être victimes de violences psychologiques au sein du couple, et 7,6 % de violences sexuelles​.

Ces territoires sont confrontés à des contraintes spécifiques : insularité, éloignement géographique, et une situation socio-économique particulièrement difficile. Ces facteurs aggravent les difficultés d'accès aux structures de protection, telles que les hébergements d'urgence et les dispositifs d'accompagnement des victimes. Le rapport souligne notamment le manque de centres d'accueil mère-enfant dans des régions comme la Guadeloupe et la Guyane, et la faiblesse des moyens de soutien aux victimes, ce qui accroît leur vulnérabilité​.

Cet amendement propose donc :

- D'augmenter le budget dédié à la création de structures d'accueil et d'hébergement pour les victimes de violences intrafamiliales dans les Outre-mer, en priorité dans les zones les plus touchées.
- De renforcer les actions de prévention et de sensibilisation aux violences intrafamiliales, avec un focus particulier sur les jeunes et les communautés locales.
- De faciliter l'accès au "téléphone grave danger" et autres dispositifs de protection pour les femmes en situation de danger, en tenant compte des contraintes techniques spécifiques à ces territoires.

L'objectif de cet amendement est de réduire significativement l'impact des violences intrafamiliales dans les Outre-mer, en garantissant une meilleure prise en charge des victimes et en adaptant les réponses publiques aux réalités locales.

Afin de respecter les exigences de l’article 40 de la Constitution et de la LOLF et d’assurer la recevabilité financière de cet amendement de crédits, il procède à :

- Une création d’un nouveau programme « Fonds de soutien pour les acteurs de la lutte contre les violences intrafamiliales, abondé de 1 millions d’euro d’AE et de CP
- Une diminution de 1 million d’euros d’AE et de CP du programme « Sanitaire, social, culture, jeunesse et sports » du programme 123 « Conditions de vie Outre-mer » de la mission Outre-mer.

Il reviendra donc au Gouvernement de procéder à l’abondement de crédits nécessaire.

Son sort

Autrice

Béatrice Bellay SOC

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 324

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO59048B0324P2D1N002439
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B0324