Adopté

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2025

Amendement n° II-CF64

Christine Pirès Beaune SOC · Article 42

En clair

Christine Pirès Beaune a déposé cet amendement le 16 oct. 2024, avec 2 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2025 ». Il a été adopté en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire le 6 nov. 2024.

Adoptés sur ce texte
1 001 sur 4 911amendements dont le sort est connu, en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire

Ce qu'il propose

Mouvements de crédits proposés, en euros
ProgrammeAutorisations d'engagementCrédits de paiement
Présidence de la République0 €0 €
Assemblée nationale−10 330 009 €−10 330 009 €
Sénat0 €0 €
La Chaîne parlementaire0 €0 €
Indemnités des représentants français au Parlement européen0 €0 €
Conseil constitutionnel0 €0 €
Haute Cour0 €0 €
Cour de justice de la République0 €0 €
Solde−10 330 009 €−10 330 009 €
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Cet amendement propose de supprimer la demande d’augmentation de la dotation de l’État à l’Assemblée nationale.

La dotation de l’État aux assemblées constitue la principale ressource de leur budget et est, depuis la législature précédente, revalorisée chaque année pour tenir compte de l’inflation. C’est dans la continuité de cette pratique que le Bureau avait retenu, le 17 septembre dernier, le principe d’une revalorisation pour 2025 à hauteur de 1,7 %. Les annonces faites par le Gouvernement postérieurement sur le plan d’économies et leur traduction concrète dans le projet de loi de finances présenté le 10 octobre doivent conduire à réviser nos propres projections budgétaires, en renonçant à l’indexation sur le taux d’inflation de la dotation qui nous est versée par l’État (soit 10,33 M€), conjointement avec le Sénat.

Ce gel de la dotation n’est pas sans conséquence pour notre institution : entre 2008 et 2022, la dotation de l’État a été gelée, à 533,91 M€ à partir de 2008, puis à 517,89 M€ à partir de 2012 et maintenue à ce niveau jusqu’en 2022. Grâce à un effort de maîtrise de ses dépenses, l’Assemblée nationale a pu s’accommoder de ce niveau de dotation ; néanmoins, le manque à gagner de la non-revalorisation, pendant ces années, et compte tenu des taux d’inflation constatés, a été évalué à 450 M€ au total et a conduit à des reports en matière de dépenses d’investissement auxquels il faut aujourd’hui faire face.

Ce nouveau gel de la dotation a donc un précédent, mais il se justifie par la situation budgétaire actuelle et a vocation à rester exceptionnel. Il est en effet normal et nécessaire que les assemblées participent à l’effort demandé à tous pour redresser les finances publiques de notre pays.

Son sort

Sort décidé le
L'amendement identique, discuté avec lui

Auteurs 3

Christine Pirès Beaune SOC

Les 2 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 324

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO59048B0324P2D1N000064
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B0324