Rejeté
amendement · Assemblée nationale
Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027
Amendement n° II-AE113
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En clair
Romain Baubry a déposé cet amendement le 23 oct. 2026, avec 13 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il a été rejeté en commission des affaires étrangères le 28 oct. 2026.
- Adoptés sur ce texte
- 10 sur 126amendements dont le sort est connu, en commission des affaires étrangères
Ce qu'il propose
| Programme | Autorisations d'engagement |
|---|---|
| Immigration et asile | −137 442 482 € |
| Intégration et accès à la nationalité française | 0 € |
| Solde | −137 442 482 € |
Crédits de paiement : zéro sur chaque programme.
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)
Le présent amendement vise à réduire de 137 442 482 euros les autorisations d’engagement du programme 303, action 02, afin de refuser l’engagement sur trois ans du financement des centres d’accueil et d’examen des situations (CAES). Les crédits de paiement demeurent inchangés.
Alors que les Français demandent une véritable maîtrise de l’immigration, le Gouvernement fait le choix inverse : inscrire durablement dans les dépenses de l’État une politique d’accueil qu’il refuse de remettre en cause.
Avec 190,2 millions d’euros d’autorisations d’engagement pour seulement 52,7 millions d’euros de crédits de paiement, l’exécutif entend engager jusqu’en 2029 le financement de ces structures, notamment des 500 places de « sas » destinées à répartir dans les territoires les personnes prises en charge en Île-de-France.
Ce n’est pas en dispersant l’immigration sur l’ensemble du territoire national que l’on résoudra les conséquences d’une politique migratoire hors de contrôle. Les communes et les territoires n’ont pas vocation à subir indéfiniment les choix imposés par l’État.
Cette programmation est d’autant moins justifiée que le Gouvernement prévoit lui-même un recul de 18 % de la demande d’asile en 2026. Le Parlement ne saurait accepter que des engagements contractuels pluriannuels rendent cette politique quasiment irréversible.
L’argent des Français doit servir à reprendre le contrôle de nos frontières et de notre politique migratoire, non à installer durablement une politique de répartition de l’immigration sur notre territoire.
Le présent amendement rétablit donc le principe d’un examen annuel de ces dépenses par la représentation nationale.
Son sort
- Sort décidé le
Auteurs 14
- RN 13
Texte et lecture
- Lecture
- Assemblée · 1re lecture
- Texte amendé
- Texte déposé n° 3210
Sources et données
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.
Références techniques
- Amendement (Assemblée nationale)
- AMANR5L17PO59047B3210P2D1N000113
- Texte amendé (Assemblée nationale)
- PRJLANR5L17B3210