Rejeté

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2026

Amendement n° II-AE52

Stéphane Rambaud RN · Article 49

En clair

Stéphane Rambaud a déposé cet amendement le 24 oct. 2025, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2026 ». Il a été rejeté en commission des affaires étrangères le 29 oct. 2025.

Adoptés sur ce texte
18 sur 166amendements dont le sort est connu, en commission des affaires étrangères

Ce qu'il propose

Mouvements de crédits proposés, en euros
ProgrammeAutorisations d'engagementCrédits de paiement
Action de la France en Europe et dans le monde−10 000 000 €−10 000 000 €
Diplomatie culturelle et d'influence0 €0 €
Français à l'étranger et affaires consulaires0 €0 €
Solde−10 000 000 €−10 000 000 €
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Le présent amendement vise à minorer de 10 000 000 €, en autorisations d’engagement et en crédits de paiement, les crédits inscrits à l’action n° 02 : “Action européenne” du programme n° 105 : “Action de la France en Europe et dans le monde”.

La contribution totale de la France au Conseil de l’Europe atteindrait en effet 55 millions d’euros en 2026, contre 49 millions d’euros en 2025, soit une hausse de 12 % en un an. Cette augmentation s’explique principalement par :

un renforcement du financement de programmes politiques liés à l’Ukraine et au “Pacte démocratique”, sans lien direct avec les priorités diplomatiques françaises ;
la création de mécanismes visant à poursuivre la Russie pour des faits extérieurs à la compétence initiale du Conseil de l’Europe ;
et l’instauration d’une “taxe de solidarité additionnelle”, d’un montant prévisionnel de près de 16 millions d’euros, dont la légitimité et l’efficacité restent discutables.

Dans un contexte de déficit public dépassant 5 % du PIB, la France doit concentrer ses moyens diplomatiques sur la protection de ses ressortissants, la promotion de son influence culturelle et linguistique, et la défense de ses intérêts souverains, plutôt que d’alimenter la dérive budgétaire d’organisations multilatérales dont les objectifs sont souvent éloignés de ses priorités stratégiques.

Cette réduction de crédits n’affectera pas le fonctionnement essentiel du Conseil de l’Europe, mais traduira la volonté de la représentation nationale d’imposer une plus grande rigueur dans la gestion des contributions internationales de la France.

Son sort

Sort décidé le

Auteur

Stéphane Rambaud RN

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 1906

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO59047B1906P2D1N000052
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B1906