Rejeté

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027

Amendement n° II-DN53

Laurent Jacobelli RN · Article 58

En clair

Laurent Jacobelli a déposé cet amendement le 17 oct. 2026, avec 14 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il a été rejeté en commission de la défense nationale et des forces armées le 21 oct. 2026.

Adoptés sur ce texte
13 sur 76amendements dont le sort est connu, en commission de la défense nationale et des forces armées

Ce qu'il propose

Mouvements de crédits proposés, en euros
ProgrammeAutorisations d'engagement
Environnement et prospective de la politique de défense0 €
Préparation et emploi des forces0 €
Soutien de la politique de la défense0 €
Équipement des forces−115 000 000 €
Système de char du futur souverain (création)+115 000 000 €
Solde0 €

Crédits de paiement : zéro sur chaque programme.

Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Cet amendement vise à financer le développement d’un char lourd souverain destiné à succéder au Leclerc, constituant une véritable rupture technologique et intégré à un système de systèmes d’armes adapté au combat du futur. Le Rassemblement national réaffirme ainsi sa volonté de doter l’arme blindée cavalerie des capacités nécessaires à un engagement de haute intensité.

Les incertitudes persistantes entourant le calendrier, la gouvernance et les équilibres industriels du MGCS imposent de préparer dès maintenant une solution nationale. Après l’échec du projet d’avion de combat franco-allemand, la France ne peut prendre le risque d’une rupture capacitaire sur le segment blindé lourd pour entretenir le fantasme du couple franco-allemand. Les besoins de notre armée de terre ne sauraient rester suspendus aux arbitrages de Berlin et aux désaccords entre industriels.

Le Rassemblement national reconnaît l’intérêt de coopérations permettant de mutualiser les coûts et de mobiliser des compétences complémentaires. Encore faut-il qu’elles reposent sur des besoins opérationnels partagés et servent les intérêts des États concernés. L’idéologie européiste ne peut continuer à tenir lieu de stratégie industrielle et militaire.

La France doit donc poursuivre de manière autonome les études nécessaires au développement d’une première capacité de char préfigurant le renouvellement de son segment blindé lourd. La plateforme devra être conçue et produite par les entreprises de la base industrielle et technologique de défense française, en garantissant la maîtrise nationale des technologies critiques. Le savoir-faire acquis avec le Leclerc constitue un socle sur lequel l’État doit s’appuyer pour porter cette ambition.

Autour de cette plateforme souveraine, les systèmes d’armes et les capacités complémentaires, notamment les missiles, la lutte antidrones et les armes à énergie dirigée, pourront être développés en coopération avec des pays alliés. Ces partenariats devront répondre à une logique opérationnelle, préserver notre liberté d’emploi et d’exportation et permettre l’intégration de l’ensemble dans un système de systèmes cohérent. La coopération doit renforcer les capacités de nos armées, sans conditionner la réalisation du char lui-même au maintien d’un accord politique entre partenaires.

Le présent amendement prévoit de minorer de 115 000 euros en autorisations d’engagement la sous-action 09.80 « Opérer en milieu hostile – MGCS Système de combat terrestre principal » de l’action 09 « Engagement et combat » du programme 146 « Équipement des forces », afin d’abonder à due concurrence le nouveau programme « Système de char du futur souverain » de la mission « Défense ».

Son sort

Sort décidé le

Auteurs 15

Laurent Jacobelli RN

Les 14 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 3210

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO59046B3210P2D1N000053
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B3210