Non soutenu

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027

Amendement n° AS693

Valérie Rossi SOC · Après l'article 8

En clair

Valérie Rossi a déposé cet amendement le 8 oct. 2026, sur le texte « Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027 ». Il n'a pas été soutenu en commission des affaires sociales le 14 oct. 2026.

Adoptés sur ce texte
173 sur 1 659amendements dont le sort est connu, en commission des affaires sociales

Ce qu'il propose

Le dispositif

I. – L’article L. 314‑24 du code des impositions sur les biens et services est ainsi modifié :

1° Les troisième et quatrième alinéas sont supprimés ;

2° Au début du cinquième alinéa, les mots : « Par dérogation aux troisième et quatrième alinéas du présent article, » sont supprimés.

3° Il est ajouté un alinéa ainsi rédigé :

« Les tarifs et les minima de perception applicables à compter du 1er janvier 2027 sont ceux constatés par arrêté au titre de l’année 2026. »

II. – La perte de recettes résultant pour les organismes de sécurité sociale du I est compensée à due concurrence par la majoration de l’accise sur les alcools prévue au chapitre III du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

III. – La perte de recettes pour les collectivités territoriales est compensée à due concurrence par la majoration de la fraction du produit de la taxe sur la valeur ajoutée affectée aux collectivités territoriales, par la majoration de l’accise sur les alcools prévue au chapitre III du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Cet amendement vise à supprimer la révision annuelle des droits d’accises sur les produits du tabac, afin de mettre un terme à la hausse continue de leur prix de vente.

Depuis plusieurs années, le prix du tabac augmente en effet plus vite que l’inflation : en 2026, les prix ont progressé en moyenne de 4 %, pour une inflation d’environ 1 % constatée en 2025. Or cette hausse continue produit des effets contraires à l’objectif recherché. Elle favorise les achats hors réseau et les trafics, au premier rang desquels le trafic transfrontalier, et entraîne ainsi plusieurs milliards d’euros de pertes fiscales.

Elle fragilise par ailleurs les 22 500 buralistes de France. Dans les territoires ruraux en particulier, ceux-ci sont bien plus que des revendeurs de tabac : commerces de proximité, points d’accès à des services du quotidien et lieux de lien social, ils sont souvent le dernier commerce de la commune. Leur affaiblissement menace donc directement la vitalité de ces territoires.

La lutte contre le tabagisme doit pour autant rester un objectif. Mais elle ne peut se penser à la seule échelle nationale : dans un espace de libre circulation, une hausse des prix plus rapide que chez nos voisins déplace les achats de l’autre côté de la frontière et alimente le marché parallèle. Plusieurs pays européens parviennent d’ailleurs à réduire la prévalence tabagique sans recourir à une augmentation aussi rapide des prix. La politique de prix doit donc être articulée avec celle de nos partenaires européens, et s’accompagner d’une lutte résolue contre le trafic transfrontalier.

Cela n’empêchera pas le prix de vente d’évoluer au 1er janvier 2027, puisque d’autres paramètres ont une augmentation programmée (notamment l’écocontribution).

Cet amendement vise donc à mettre fin à la révision annuelle des accises afin de limiter le développement du marché parallèle, sans remettre en cause les objectifs de santé publique.

Son sort

Sort décidé le
L'amendement identique, discuté avec lui

Autrice

Valérie Rossi SOC

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 3211

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO420120B3211P0D1N000693
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B3211