Retiré

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027

Amendement n° II-CD9

Sandrine Le Feur EPR · Article 58

En clair

Sandrine Le Feur a déposé cet amendement le 9 oct. 2026, avec 2 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il a été retiré.

Adoptés sur ce texte
88 sur 241amendements dont le sort est connu, en commission du développement durable et de l'aménagement du territoire

Ce qu'il propose

Mouvements de crédits proposés, en euros
ProgrammeAutorisations d'engagement
Infrastructures et services de transports0 €
Mer, pêche et aquaculture0 €
Paysages, eau et biodiversité0 €
Expertise, information géographique et météorologie0 €
Prévention des risques0 €
Énergie, climat et après-mines+500 000 000 €
Service public de l'énergie−500 000 000 €
Conduite et pilotage des politiques de l'écologie, du développement et de la mobilité durables0 €
Fonds d'accélération de la transition écologique dans les territoires0 €
Sûreté nucléaire et radioprotection0 €
Ecologie – mise en extinction du plan de relance0 €
Forêt0 €
Solde0 €

Crédits de paiement : zéro sur chaque programme.

Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Le présent projet de loi réduit de 300 millions d'euros les engagements du Fonds chaleur de l'ADEME, qui passeraient de 800 à 500 millions d'euros. Le Gouvernement évoque un « budget ajusté en engagements ».

Le Fonds chaleur est pourtant l'un des outils les plus efficaces de la transition énergétique. Selon les acteurs de la filière, son coût d'abattement est de l'ordre de 36 à 40 euros par tonne de CO2 évitée, contre une centaine d'euros pour d'autres dispositifs, et chaque euro public entraîne quatre euros d'investissements. Il finance en particulier les réseaux de chaleur et de froid portés par les collectivités : ils remplacent le gaz et le fioul importés par de la chaleur renouvelable ou de récupération, protègent les ménages de la volatilité des prix et permettent de rafraîchir les établissements accueillant des publics fragiles.

Les besoins dépassent largement l'enveloppe prévue. Les projets prêts à être lancés représenteraient environ 6 TWh, soit le quart de l'objectif fixé pour 2030 par la programmation pluriannuelle de l'énergie, et les demandes de soutien des collectivités atteindraient 1,5 milliard d'euros. Après avoir incité les communes à engager des études de faisabilité, l'État ne peut pas les priver des moyens de passer à la réalisation. Avec 1 milliard d'euros d'engagements, la quasi-totalité de ces projets pourrait être lancée et mise en service dans les deux ans.

Le présent amendement porte les engagements du Fonds chaleur à 1 milliard d'euros. Pour respecter l'article 40 de la Constitution, il réduit à due concurrence les autorisations d'engagement du programme « Service public de l'énergie », qui porte la deuxième vague de l'appel d'offres pour la production d'hydrogène décarboné, dotée de 1,2 milliard d'euros. Ces projets ne produiront leurs effets qu'à l'horizon 2030-2035 : étaler leur engagement dans le temps permet de financer dès 2027 des projets prêts à démarrer, qui réduiront immédiatement notre dépendance au gaz importé. L'amendement ne porte que sur les autorisations d'engagement et n'a donc aucun effet sur le solde budgétaire de 2027.

Son sort

Auteurs 3

Sandrine Le Feur EPR

Les 2 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 3210

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO419865B3210P2D1N000009
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B3210