Rejeté

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2026

Amendement n° II-CE179

Nicolas Meizonnet RN · Article 49

En clair

Nicolas Meizonnet a déposé cet amendement le 23 oct. 2025, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2026 ». Il a été rejeté en commission des affaires économiques le 29 oct. 2025.

Adoptés sur ce texte
88 sur 283amendements dont le sort est connu, en commission des affaires économiques

Ce qu'il propose

Mouvements de crédits proposés, en euros
ProgrammeAutorisations d'engagementCrédits de paiement
Infrastructures et services de transports0 €0 €
Affaires maritimes, pêche et aquaculture0 €0 €
Paysages, eau et biodiversité0 €0 €
Expertise, information géographique et météorologie0 €0 €
Prévention des risques0 €0 €
Énergie, climat et après-mines0 €0 €
Service public de l'énergie−4 250 351 539 €−4 250 351 539 €
Conduite et pilotage des politiques de l'écologie, du développement et de la mobilité durables0 €0 €
Fonds d'accélération de la transition écologique dans les territoires0 €0 €
Sûreté nucléaire et radioprotection0 €0 €
Ecologie – mise en extinction du plan de relance0 €0 €
Solde−4 250 351 539 €−4 250 351 539 €
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Le présent amendement vise à supprimer le soutien financier apporté par l’État à la filière photovoltaïque, financée par le programme 345 – Service public de l’énergie, en supprimant les crédits alloués à hauteur de 4 250 351 539 € (sous-action 09.03). En 2026, cette dépense connaît une hausse très marquée par rapport à 2025, où elle s’élevait à environ 2,8 milliards d’euros. La Commission de régulation de l’énergie (CRE) estime également que les charges à compenser pour le solaire continueront d’augmenter notamment à cause de la multiplication des projets sur le territoire.

Cette dynamique de dépenses, alimentée par des tarifs d’achat garantis élevés et des contrats de complément de rémunération, pèse lourdement sur le budget de l’État. Le photovoltaïque demeure une énergie intermittente dépendante de l’ensoleillement, et sa production est donc imprévisible et non pilotable. Si cette source d’énergie peut présenter un intérêt dans d’autres pays, elle demeure inadaptée au système électrique français, déjà fragilisé par la multiplication des points de production décentralisés, la baisse de rentabilité liée à la modulation du parc nucléaire et les coûts supplémentaires engendrés par les dispositifs d’effacement. La quasi-totalité des panneaux installés en France étant fabriquée à l’étranger, le soutien public à cette filière contribue davantage à la prospérité d’industries étrangères qu’au développement industriel national.

Dans un contexte de forte contrainte budgétaire et de déficit public historique, il est impératif de réorienter les fonds publics vers les énergies stables, souveraines et bas-carbone, comme le sont le nucléaire français et l’hydroélectricité. L’État doit revoir rétroactivement les contrats photovoltaïques les plus coûteux et mettre fin à l’octroi de nouveaux permis. L’État ne peut continuer à subventionner une filière aussi onéreuse, qui met à mal l’équilibre du réseau national d’électricité du fait de son intermittence et de ses coûts élevés.

Son sort

Sort décidé le

Auteur

Nicolas Meizonnet RN

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 1906

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO419610B1906P2D1N000179
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B1906