Rejeté
amendement · Assemblée nationale
Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027
Amendement n° II-AC489
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En clair
Charles Alloncle a déposé cet amendement le 19 oct. 2026, avec 3 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il a été rejeté en commission des affaires culturelles et de l'éducation le 22 oct. 2026.
- Adoptés sur ce texte
- 120 sur 498amendements dont le sort est connu, en commission des affaires culturelles et de l'éducation
Ce qu'il propose
| Programme | Autorisations d'engagement | Crédits de paiement |
|---|---|---|
| France Télévisions | 0 € | 0 € |
| ARTE France | 0 € | 0 € |
| Radio France | −50 000 000 € | −50 000 000 € |
| France Médias Monde | 0 € | 0 € |
| Institut national de l'audiovisuel | 0 € | 0 € |
| TV5 Monde | 0 € | 0 € |
| Solde | −50 000 000 € | −50 000 000 € |
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)
Le présent amendement tire les conséquences budgétaires de la recommandation n° 65 du rapport n° 2698 de la commission d’enquête sur la neutralité, le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel public. Elle préconise de dénoncer, puis renégocier l’accord d’entreprise de Radio France, afin de rationaliser le système des primes, de réaligner le temps de travail effectif sur les normes légales et de développer la part variable de la rémunération liée à la performance, pour un gain estimé à 50 millions d’euros par an.
Il minore à due concurrence, en autorisations d’engagement et en crédits de paiement, les avances accordées à Radio France.
Le constat a été dressé par la Cour des comptes dans son rapport sur Radio France délibéré le 14 octobre 2024. La Cour y relève une « sédimentation des règles » qui conduit les salariés à disposer de « conditions exorbitantes du droit commun », notamment en matière de temps de travail. Après quelques années d’ancienneté, les journalistes bénéficient d’environ quatorze semaines de congés par an. Les autres salariés disposent en moyenne de douze semaines, RTT comprises. Le droit commun prévoit cinq semaines de congés payés, et de sept à neuf semaines avec les RTT.
Cette abondance de congés a un coût. La provision constituée au titre des comptes épargne-temps a augmenté de 63 % entre 2017 et 2023, passant de 20 à 32,5 millions d’euros. Pour assurer la continuité des antennes malgré ces absences, Radio France recourt massivement aux contrats précaires. Les charges de personnel atteignaient 413,9 millions d’euros en 2023, soit 55 % des charges d’exploitation d’une entreprise financée à 84 % par l’argent public.
La Cour des comptes a formulé deux recommandations sans ambiguïté : simplifier, harmoniser et réduire le nombre de journées de congés des salariés en contrat à durée indéterminée ; simplifier et réduire significativement le nombre de primes, et les orienter vers l’atteinte de résultats. Le présent amendement en tire les conséquences.
Il est injustifiable, au vu de la contrainte budgétaire, qu’une entreprise publique s’affranchisse de manière aussi flagrante des règles qui s’appliquent à l’ensemble des salariés qui la financent. Les quelque 700 départs naturels attendus entre 2024 et 2028, identifiés par la Cour, offrent une occasion d’inscrire cette réforme dans le plan de renouvellement des effectifs.
Il reviendra à Radio France, dans le respect de son indépendance de gestion et du dialogue social, de tirer les conséquences de cette réduction de ses ressources.
Son sort
- Sort décidé le
Auteurs 4
- RN 3
Les 3 cosignataires
Texte et lecture
- Lecture
- Assemblée · 1re lecture
- Texte amendé
- Texte déposé n° 3210
Sources et données
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.
Références techniques
- Amendement (Assemblée nationale)
- AMANR5L17PO419604B3210P2D1N000489
- Texte amendé (Assemblée nationale)
- PRJLANR5L17B3210