Rejeté

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027

Amendement n° II-AC487

Charles Alloncle UDR · Article 60

En clair

Charles Alloncle a déposé cet amendement le 19 oct. 2026, avec 3 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il a été rejeté en commission des affaires culturelles et de l'éducation le 22 oct. 2026.

Adoptés sur ce texte
120 sur 498amendements dont le sort est connu, en commission des affaires culturelles et de l'éducation

Ce qu'il propose

Mouvements de crédits proposés, en euros
ProgrammeAutorisations d'engagementCrédits de paiement
France Télévisions−3 000 000 €−3 000 000 €
ARTE France0 €0 €
Radio France0 €0 €
France Médias Monde0 €0 €
Institut national de l'audiovisuel0 €0 €
TV5 Monde0 €0 €
Solde−3 000 000 €−3 000 000 €
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Le présent amendement tire les conséquences budgétaires de la recommandation n° 61 du rapport n° 2698 de la commission d’enquête sur la neutralité, le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel public, qui préconise de plafonner à 3 millions d’euros les dépenses annuelles de France Télévisions au Festival de Cannes, pour une économie estimée à 3 millions d’euros par an.

Il minore à due concurrence, en autorisations d’engagement et en crédits de paiement, les avances accordées à France Télévisions.

Les travaux de la commission d’enquête ont permis d’établir la ventilation des dépenses liées au festival de Cannes. La production des cérémonies d’ouverture et de clôture représente à elle seule 1,3 million d’euros. La couverture télévisée de l’événement pendant la durée du festival mobilise 1,3 million d’euros supplémentaires. À ces montants s’ajoutent près de 3 millions d’euros, répartis notamment entre l’acquisition des droits et la délocalisation sur place de plusieurs émissions du groupe. Au total, France Télévisions consacre environ 6 millions d’euros à un événement de douze jours.

Une telle dépense n’est pas proportionnée. La délocalisation d’émissions qui pourraient être produites dans leurs studios habituels ne répond à aucune nécessité éditoriale.

Par ailleurs, les coûts mentionnés ci-dessus ne prennent pas en compte les nuits d’hôtel payées en barter, dans l’hôtel cinq étoiles Le Majestic. Le règlement de ces frais par échange d’espaces publicitaires n’en réduit pas le coût : il prive l’entreprise d’autres biens ou services qui auraient pu être obtenus via ce même mécanisme.

Entre 2022 et 2025, les dépenses de France Télévisions à Cannes ont progressé de +15 %, s’établissant à 6 millions d’euros en 2025, contre 5,2 millions d’euros en 2022. S’il convient de saluer la volonté du groupe de réduire certaines dépenses cannoises consécutivement à la commission d’enquête, les efforts envisagés semblent très peu ambitieux au regard de la contrainte budgétaire.

Il reviendra à France Télévisions, dans le respect de son indépendance de gestion, de tirer les conséquences de cette réduction de ses ressources.

Son sort

Sort décidé le

Auteurs 4

Charles Alloncle UDR

Les 3 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 3210

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO419604B3210P2D1N000487
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B3210