Rejeté
amendement · Assemblée nationale
Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027
Amendement n° II-AC227
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En clair
Soumya Bourouaha a déposé cet amendement le 16 oct. 2026, avec 1 cosignataire, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il a été rejeté en commission des affaires culturelles et de l'éducation le 22 oct. 2026.
- Adoptés sur ce texte
- 120 sur 498amendements dont le sort est connu, en commission des affaires culturelles et de l'éducation
Ce qu'il propose
| Programme | Autorisations d'engagement | Crédits de paiement |
|---|---|---|
| Patrimoines | −4 026 880 € | −4 026 880 € |
| Création | 0 € | 0 € |
| Transmission des savoirs et démocratisation de la culture | +4 026 880 € | +4 026 880 € |
| Soutien aux politiques du ministère de la culture | 0 € | 0 € |
| Solde | 0 € | 0 € |
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)
Cet amendement d’appel vise à revaloriser la rémunération des intervenants extérieurs des Écoles nationales supérieures d’architecture (ENSA), anciennement désignés comme vacataires, qui représentent au moins 10 % des effectifs enseignants, toutes activités confondues. Ils contribuent en effet pleinement à la formation des étudiants, en assurant des conférences, des séminaires, des ateliers, des jurys, mais également des enseignements hebdomadaires réguliers.
Alors que leur taux horaire s’élevait à 53,34 € avant 2018, celui-ci a été abaissé dans de nombreuses écoles à partir de cette date, avant d’être ramené à 41,41 € dans la quasi-totalité des établissements par un arrêté de 2024. Cette évolution représente une diminution de 23 % par rapport au taux antérieur à 2018, et correspond à un niveau de rémunération équivalent à celui appliqué à l’université en 1989.
Face à cette dévalorisation, il est proposé de porter le taux horaire à 88 €, conformément aux demandes formulées en 2023 par plusieurs établissements et représentants syndicaux. Cette revalorisation vise à reconnaître la valeur du travail accompli par ces intervenants, à leur garantir une rémunération plus juste et à lutter contre la précarisation croissante de leurs conditions d’emploi.
Au-delà de la seule question salariale, cet amendement entend également rappeler la nécessité de respecter le cadre juridique de l’emploi. Les enseignements répondant à des besoins pérennes doivent être assurés dans le cadre de contrats de travail, à durée déterminée (CDD) ou indéterminée (CDI), et non au moyen de vacations d’intervenants extérieurs formalisées par de simples lettres d’engagement.
Depuis 2018, de nombreuses écoles ont en effet procédé à la fragmentation de postes contractuels, en scindant les volumes horaires afin de maintenir certaines charges d’enseignement sous le seuil de 48 heures annuelles. Cette pratique a conduit à confier des missions d’enseignement régulières à des intervenants extérieurs, les privant des droits, des garanties de représentation et de la stabilité professionnelle attachés à un véritable contrat de travail.
Cet amendement vise ainsi à la fois à revaloriser la rémunération des intervenants extérieurs.
Afin de se conformer aux règles de la LOLF, cet amendement est ainsi rédigé :
Abonder de 4 026 880 euros en AE et en CP l’action 01 du programme 361, prélevés en AE et en CP hors titre 2 sur l’action 01 du programme 175.
Il est demandé au Gouvernement de lever le gage.
Son sort
- Sort décidé le
Auteurs 2
Le cosignataire
Texte et lecture
- Lecture
- Assemblée · 1re lecture
- Texte amendé
- Texte déposé n° 3210
Sources et données
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.
Références techniques
- Amendement (Assemblée nationale)
- AMANR5L17PO419604B3210P2D1N000227
- Texte amendé (Assemblée nationale)
- PRJLANR5L17B3210