Rejeté

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027

Amendement n° II-AC86

Romain Eskenazi SOC · Article 58

En clair

Romain Eskenazi a déposé cet amendement le 10 oct. 2026, avec 1 cosignataire, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il a été rejeté en commission des affaires culturelles et de l'éducation le 21 oct. 2026.

Adoptés sur ce texte
120 sur 498amendements dont le sort est connu, en commission des affaires culturelles et de l'éducation

Ce qu'il propose

Mouvements de crédits proposés, en euros
ProgrammeAutorisations d'engagementCrédits de paiement
Enseignement scolaire public du premier degré+2 000 000 000 €+2 000 000 000 €
Enseignement scolaire public du second degré0 €0 €
Vie de l'élève0 €0 €
Enseignement privé du premier et du second degrés−2 000 000 000 €−2 000 000 000 €
Conduite et soutien des politiques de l’enseignement, de la recherche, de la jeunesse, de la vie associative et des sports0 €0 €
Enseignement technique agricole0 €0 €
Solde0 €0 €
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Le présent amendement vise à revaloriser les rémunérations des professeurs des écoles à hauteur de 2 milliards d’euros, afin de renforcer l’attractivité du métier, d’améliorer la fidélisation des personnels et de reconnaître pleinement leur rôle essentiel dans les apprentissages fondamentaux.

Comme le souligne l’étude Reconstruire l’éducation : mesures, coût, financement, les grilles salariales des enseignants présentent des rémunérations insuffisamment attractives en début de carrière ainsi qu’une progression qui demeure limitée durant une partie importante de leur parcours professionnel. Cette situation contribue aux difficultés de recrutement et peut fragiliser la capacité du service public de l’éducation à attirer et à conserver des personnels qualifiés.

Il est proposé d’augmenter de 300 euros bruts mensuels le traitement indiciaire à tous les échelons de la carrière et de rendre la progression salariale plus régulière. Cette mesure vise à mieux reconnaître les responsabilités exercées par les professeurs des écoles et à leur offrir des perspectives professionnelles plus attractives. Selon les modalités retenues, la revalorisation pourrait atteindre jusqu’à 490 euros bruts mensuels pour les enseignants justifiant de vingt-deux années d’ancienneté.

Le coût de cette mesure étant estimé à 2 milliards d’euros dans l’étude précitée, le présent amendement propose d’augmenter à due concurrence les crédits du titre 2 – Dépenses de personnel du programme 140 « Enseignement scolaire public du premier degré » de 2 000 000 000 en AE et et CP..

Afin de respecter les règles de recevabilité financière des amendements, une minoration équivalente est appliquée au titre 2 – Dépenses de personnel du programme 139 « Enseignement privé du premier et du second degrés ». Cette minoration constitue un gage budgétaire et ne traduit pas une volonté de réduire les moyens nécessaires à l’accomplissement des missions de l’enseignement privé sous contrat. Nous demandons en conséquence au Gouvernement de lever ce gage.

Son sort

Sort décidé le

Auteurs 2

Romain Eskenazi SOC

Le cosignataire

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 3210

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO419604B3210P2D1N000086
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B3210