amendement · Assemblée nationale
Sur le texte : Protéger les mineurs des risques auxquels les expose l’utilisation des réseaux sociaux
Amendement n° AC9
L'amendement sur le site de l'Assemblée (nouvel onglet)Les autres amendements de ce texte →
En clair
Rodrigo Arenas a déposé cet amendement le 7 janv. 2026, sur le texte « Protéger les mineurs des risques auxquels les expose l’utilisation des réseaux sociaux ». Il est tombé en commission des affaires culturelles et de l'éducation le 14 janv. 2026.
- Adoptés sur ce texte
- 15 sur 134amendements dont le sort est connu, en commission des affaires culturelles et de l'éducation
Ce qu'il propose
Le dispositif
Compléter l’alinéa 5 par les mots :
« et interdits aux moins de 3 ans ».
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)
Le présent amendement vise à instaurer un principe de protection absolue de la petite enfance (0‑3 ans) face aux écrans numériques.
La recherche scientifique, notamment les travaux de l’INSERM et les avis répétés de l’Académie de médecine, démontre que l’exposition précoce aux écrans agit comme un « perturbateur de développement ». Pour un enfant de moins de trois ans, la construction neuronale dépend de l’interaction humaine et de l’exploration sensorielle du monde physique. L’écran, par sa nature passive et sa captation de l’attention, engendre une « perte de chance » cognitive.
Il est impératif de mettre le droit en conformité avec les messages de prévention officiels. Depuis 2018, le carnet de santé (page 28) (document de référence remis à chaque parent) indique explicitement que les écrans doivent être évités avant 3 ans. Or, sans base légale contraignante ou incitative, cette recommandation reste trop souvent lettre morte face aux stratégies de captation de l’attention des plateformes numériques.
Cet amendement répond à des objectifs de santé publique, il permet de lutter notamment contre la sédentarité précoce et les troubles du sommeil.
Il permet également de prévenir des retards de langage et des troubles de la concentration. Il est aujourd’hui de notoriété scientifique incontestable que l’exposition aux écrans avant 3 ans est corrélée à une baisse significative du temps de parole adressé à l’enfant et des troubles de comportement.
D’autant que la surexposition frappe plus durement les milieux précaires. Cette mesure vise également à instaurer un droit universel à un développement sans écran, protégé par la puissance publique.
Cet amendement est en cohérence avec les préconisations du rapport de la commission d’experts installée par le Président de la République en 2024, il pose les jalons d’une « hygiène numérique » nationale, garantissant que les premières années de vie (cruciales pour la plasticité cérébrale) soient préservées de toute interface numérique.
Son sort
- Sort décidé le
Auteur
Texte et lecture
- Lecture
- Assemblée · 1re lecture
- Texte amendé
- Texte déposé n° 2107
Sources et données
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.
Références techniques
- Amendement (Assemblée nationale)
- AMANR5L17PO419604B2107P0D1N000009
- Texte amendé (Assemblée nationale)
- PIONANR5L17B2107