Tombé

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2026

Amendement n° II-AC276

Hendrik Davi EcoS · Article 49

En clair

Hendrik Davi a déposé cet amendement le 28 oct. 2025, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2026 ». Il est tombé en commission des affaires culturelles et de l'éducation le 28 oct. 2025.

Adoptés sur ce texte
100 sur 528amendements dont le sort est connu, en commission des affaires culturelles et de l'éducation

Ce qu'il propose

Mouvements de crédits proposés, en euros
ProgrammeAutorisations d'engagementCrédits de paiement
Formations supérieures et recherche universitaire−478 344 963 €−478 344 963 €
Vie étudiante0 €0 €
Recherches scientifiques et technologiques pluridisciplinaires−1 371 635 870 €−1 371 635 870 €
Recherche spatiale0 €0 €
Recherche dans les domaines de l'énergie, du développement et de la mobilité durables0 €0 €
Recherche et enseignement supérieur en matière économique et industrielle0 €0 €
Recherche duale (civile et militaire)−150 019 167 €−150 019 167 €
Enseignement supérieur et recherche agricoles0 €0 €
Compensation des surcoûts structurels aux opérateurs de recherche (création)+2 000 000 000 €+2 000 000 000 €
Solde0 €0 €
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Le présent amendement a pour objet d’assurer une compensation intégrale des surcoûts supportés par les opérateurs de recherche en raison de l’augmentation de leurs dépenses de fonctionnement.

Ces surcoûts résultent notamment des mesures dites « Guérini », de l’inflation et du relèvement du taux de contribution au CAS Pensions.

En effet, le projet de loi de finances pour 2026 prévoit une hausse de quatre points du taux de contribution au CAS Pensions, entraînant une charge supplémentaire estimée à 67,7 millions d’euros pour les opérateurs relevant du programme 172 et à 200 millions d’euros pour les universités. Or, les compensations budgétaires prévues par le PLF ne couvrent qu’une part limitée de ces dépenses, à hauteur de 11,5 millions d’euros pour les opérateurs et 80,9 millions d’euros pour les universités.

Par ailleurs, France Universités estime à 500 millions d’euros par an les surcoûts non compensés liés aux dépenses salariales et de fonctionnement. Pour les opérateurs de recherche, les données collectées auprès des établissements indiquent un montant global supérieur à 300 millions d’euros de dépenses non compensées.

Cette situation conduit les opérateurs à prélever sur leur trésorerie mobilisable, au détriment de leurs activités de recherche et de leurs trajectoires d’emploi.

Par cet amendement, il s’agit de compenser intégralement ces surcoûts, afin de restaurer la capacité d’investissement des opérateurs et de préserver la continuité et la qualité de leur activité de recherche.

Le présent amendement vise à créer un nouveau programme « Compensation des surcoûts structurels non compensés aux opérateurs de recherche », doté de 2 000 000 000 euros (création d’un nouveau programme).

Pour respecter les règles de recevabilité financière imposées par l’article 40 de la Constitution, l’amendement prélève en AE et CP les crédits de :

– L’action 2 Agence nationale de la recherche du programme 172 à hauteur de 1 038 130 000 euros ;

– L’action 1 Pilotage et animation du programme 172 à hauteur de 333 505 870 euros ;

– Les actions 1,3, 4 du programme 193 à hauteur, respectivement, de 12 000 000 euros, de 127 701 136 euros et de 10 318 031 euros ;

– L’action 14 Immobilier du programme 150 à hauteur de 478 344 963 euros.

Le rapporteur invite le Gouvernement à maintenir ces crédits pour ne pas affaiblir les autres programmes de la mission.

Son sort

Sort décidé le

Auteur

Hendrik Davi EcoS · Rapporteur

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 1906

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO419604B1906P2D1N000276
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B1906