question au Gouvernement
Flambée des violences en outre-mer et sécurité du quotidien
- Ministère interrogé
- Outre-mer
- Rubrique
- Outre-mer
La question sur le site du Sénat (nouvel onglet)Les autres questions au Gouvernement →
En clair
Question au Gouvernement de Frédéric Buval, posée en séance le 22 oct. 2026. Le compte rendu de la réponse n'est pas encore publié.
La question
M. le président. La parole est à M. Frédéric Buval, pour le groupe Rassemblement des démocrates, progressistes et indépendants. (Applaudissements sur les travées du groupe RDPI.)
M. Frédéric Buval. Madame la ministre, mes chers collègues, samedi dernier, tous les projecteurs étaient braqués sur l'Hexagone.
Cependant, loin des caméras, dans nos outre-mer, la situation est critique.
À Ducos et à Fort-de-France, en Martinique, des mineurs ont été blessés par balles, des gendarmes visés par des tirs à balles réelles et des policiers par des tirs de mortiers.
Au Robert et à Saint-Pierre, des magasins ont été saccagés et, au Lamentin, un gymnase a été brûlé.
En Guadeloupe, des dizaines de commerces ont été pillés et incendiés et trois policiers ont été blessés par balles.
Enfin, à La Possession, à La Réunion, des restaurants ont été incendiés.
Au nom de mon groupe RDPI, premier groupe ultramarin du Sénat, je condamne avec la plus grande fermeté ces violences, qui n'ont pas leur place dans notre République. Rien ne saurait justifier la criminalité et le pillage !
Notre soutien va donc aux policiers et aux gendarmes blessés, aux commerçants qui ont tout perdu, mais aussi aux élus locaux, qui sont en première ligne.
Je souhaite à ce propos rappeler les demandes de moyens supplémentaires émises par les syndicats des forces de l'ordre établis en outre-mer.
Ces événements récents révèlent surtout au grand jour l'urgence de traiter un fléau bien plus profond : alors que les territoires d'outre-mer ne représentent que 4 % de la population française, ils concentrent 30 % des homicides, 25 % des atteintes aux personnes et 50 % des agressions envers les gendarmes.
En Martinique, le seuil dramatique de quarante homicides par an a désormais été franchi, sur fond de règlements de comptes, de prolifération d'armes à feu et d'expansion du narcotrafic.
Cette insécurité du quotidien gangrène tout, en particulier une jeunesse à bout, marquée par des conditions d'études dégradées, par un chômage endémique, par une eau potable qui ne coule plus et par la vie chère.
Alors, madame la ministre, ma question est simple : quels moyens le Gouvernement peut-il mobiliser pour éradiquer la flambée de la violence en outre-mer et garantir au quotidien la sécurité pour tous ?
Les élus locaux comme les citoyens sont excédés. Ils ne comprennent pas pourquoi l'on tolère en outre-mer ce qui serait inacceptable partout ailleurs dans l'Hexagone. (Applaudissements sur les travées du groupe RDPI. - MM. Stéphane Demilly et Thomas Dossus applaudissent également.)
Sources et données
- La question sur le site du Sénat (nouvel onglet)
- La fiche de son auteur sur le site du Sénat (nouvel onglet)
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : base Questions du Sénat le 5 nov. 2026.
Références techniques
- Question (Sénat)
- SEQ26101009G
- Ministère interrogé (source)
- 1073