En attente de réponse

question au Gouvernement

Violences ayant eu lieu en France le 17 octobre 2026

Claude Malhuret Les Indépendants · Sénat · 17e législature · n° 1006

Ministère interrogé
Premier ministre
Rubrique
Police et sécurité

En clair

Question au Gouvernement de Claude Malhuret, posée en séance le 22 oct. 2026. Le compte rendu de la réponse n'est pas encore publié.

La question

M. le président. La parole est à M. Claude Malhuret, pour le groupe Les Indépendants - République et Territoires. (Applaudissements sur les travées du groupe INDEP.)

M. Claude Malhuret. « Continue comme ça, Jean-Luc. Pour l'instant, c'est un sans-faute. » Voilà le SMS que j'aurais envoyé samedi dernier si j'avais été Marine Le Pen.

Il faut être aveugle pour ne pas voir l'inquiétude exprimée par les lycéens, leurs professeurs et des milliers de Français dans des cortèges pacifiques.

Mais il faut être aveugle aussi pour ne pas voir que leurs revendications ont été volées, une fois de plus, par une secte qui, après s'être vautrée dans l'islamo-gauchisme et l'antisémitisme, convoque aujourd'hui l'ultragauche, les Black Blocs, les racailles et les idiots utiles, pour aboutir à la pire nuit d'émeutes que la France ait connue depuis longtemps. (Murmures de désapprobation sur les travées du groupe GEST.)

De la manifestation à l'émeute, de l'émeute à l'insurrection, de l'insurrection à la guerre civile, voilà la stratégie de Mélenchon, depuis son livre de 1991, À la conquête du chaos, jusqu'à son nouveau mot d'ordre : « tout conflictualiser ».

Chaque vitrine cassée, chaque abribus qui brûle pousse un peu plus de Français dans les bras du Rassemblement national et offre à celui-ci un boulevard pour se présenter comme le parti de l'ordre.

Ces deux extrêmes sont les deux mâchoires d'un même étau qui s'opposent pour mieux se refermer sur le pays. Ils se combattent pour mieux se faire élire. Les slogans qu'ils répètent inlassablement sont : « On ne nous a pas essayés » et « Cela ne peut pas être pire ». Mais toute l'histoire du XXe siècle prouve que, si, on les a déjà essayés et que cela a été bien pire chaque fois que les idéologies dont se réclament l'un et l'autre ont saisi le pouvoir. (Applaudissements sur les travées du groupe INDEP, ainsi que sur des travées des groupes RDPI, UCI et Les Républicains.)

Le 17 octobre n'était qu'une répétition générale. L'objectif est de continuer jusqu'à ce que les deux extrêmes se retrouvent face à face au second tour de l'élection présidentielle. Et, lorsque l'un d'eux aura gagné, l'autre aura trouvé le prétexte pour finir d'enflammer le pays...

Monsieur le Premier ministre, pendant ce temps, les démocrates de droite et de gauche s'épuisent dans leurs propres rivalités. Je le dis à l'intention de nos familles politiques : il est plus que temps de trancher.

En février, dans une France affolée par ses propres « ingénieurs du chaos » et victime de l'embrasement du monde par Trump et Poutine, complices de nos extrêmes, il sera trop tard - beaucoup trop tard. (Applaudissements sur les travées du groupe INDEP, ainsi que sur des travées des groupes UCI et Les Républicains.)

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : base Questions du Sénat le 5 nov. 2026.

Références techniques
Question (Sénat)
SEQ26101006G
Ministère interrogé (source)
1095