question écrite
Hausse inquiétante des contaminations au virus de l'immunodéficience humaine chez les jeunes de 15 à 24 ans
- Ministère interrogé
- Santé, familles, autonomie et personnes handicapées
- Rubrique
- Questions sociales et santé
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En clair
Question écrite d'Arnaud Bazin, publiée au Journal officiel le 4 déc. 2025. Réponse publiée le 27 août 2026, 266 jours plus tard.
- Délai de réponse
- 266 joursmédiane 126 jours, questions écrites du Sénat
La question
M. Arnaud Bazin attire l'attention de Mme la ministre de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées sur les résultats particulièrement inquiétants de l'étude publiée par le Sidaction le 1er décembre 2025 selon laquelle un recul sur la prévention et la protection des jeunes face au virus de l'immunodéficience humaine (VIH) est constaté : de plus en plus de cas de VIH chez les plus jeunes, + 41 % en 10 ans chez les 15-24 ans.
Il apparait également une montée en puissance des discours masculinistes chez les plus jeunes, ce qui n'est pas sans impact sur leur comportement : « 1 jeune sur 6 pense que le préservatif est un signe de faiblesse, tandis que 31 % des 16/34 ans se sentent même plus puissants quand ils ne portent pas de préservatif ».
Parallèlement, certains jeunes estiment qu'il n'y a plus d'Infections sexuellement transmissibles (IST) alors qu'elles sont en hausse en Europe.
Il lui demande donc face à l'urgence de la situation, ce qu'elle entend proposer, face à cette désinformation et au manque de campagne d'information.
La réponse
La lutte contre le virus de l'immunodéficience humaine et les infections sexuellement transmissibles fait l'objet d'un engagement constant du Gouvernement, traduit dans la stratégie nationale de santé sexuelle 2017-2030 et ses feuilles de route successives. En matière d'accès à la prévention, une mesure structurante est entrée en vigueur le 1er janvier 2023. Ainsi, sept gammes de préservatifs sont désormais disponibles sans ordonnance et prises en charge à 100 % pour les moins de 26 ans, directement en pharmacie. Cette mesure lève simultanément les freins financiers et les freins à l'accès qui constituaient jusqu'alors des obstacles majeurs pour les jeunes. Afin de garantir l'effectivité de ce dispositif, Santé publique France a conduit au cours de l'hiver 2026 une campagne de communication spécifiquement ciblée vers les jeunes publics. Six influenceurs, sélectionnés en raison de l'audience jeune de leurs communautés, ont relayé via leurs réseaux sociaux des messages d'incitation à l'utilisation du préservatif et d'information sur la mesure de prise en charge directe en pharmacie. Ce canal de diffusion, particulièrement efficace auprès des jeunes, permet d'atteindre des publics que les vecteurs de communication traditionnels ne touchent qu'imparfaitement. Enfin, la lutte contre la désinformation en santé constitue un axe à part entière de la stratégie gouvernementale. La création d'un observatoire de la lutte contre la désinformation en santé répond précisément à l'enjeu soulevé, à savoir contrer la diffusion de fausses informations et réduire les inégalités de santé qui en découlent.
Sources et données
- La question sur le site du Sénat (nouvel onglet)
- La fiche de son auteur sur le site du Sénat (nouvel onglet)
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : base Questions du Sénat le 5 nov. 2026.
Références techniques
- Question (Sénat)
- SEQ251206919
- Ministère interrogé (source)
- 1072