Réponse publiée

question écrite

Réduction du périmètre d'action du dispositif pass sport

Jacques Grosperrin Les Républicains · Sénat · 17e législature · n° 5865

Ministère interrogé
Sports, jeunesse et vie associative
Rubrique
Sports

En clair

Question écrite de Jacques Grosperrin, publiée au Journal officiel le 31 juil. 2025. Réponse publiée le 20 nov. 2025, 112 jours plus tard.

Délai de réponse
112 joursmédiane 126 jours, questions écrites du Sénat

La question

M. Jacques Grosperrin interroge Mme la ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative sur la réduction du budget du pass sport pour 2025 et l'exclusion des enfants de 6 à 13 ans de ce dispositif.
Un an après la réussite des jeux Olympiques de Paris, la part allouée aux enfants de 6 à 13 ans est absente du décret n°2025-630 du 8 juillet 2025 relatif au pass sport.
Cette annonce tardive intervient alors que les associations sportives ont déjà toutes fixé le montant des inscriptions, limitant de fait la marge de manoeuvre d'une filière déjà fragilisée.
Les acteurs sportifs sont conscients du besoin d'assainir nos finances publiques mais ce dispositif représente un levier essentiel pour promouvoir l'inclusion, la mixité et l'accès au sport pour tous.
Aussi, il l'interroge sur les actions que souhaite mener le Gouvernement pour favoriser l'accès au sport dès le plus jeune âge.

La réponse

Depuis sa création en 2021, le Pass Sport a permis à plus de 5,2 millions de jeunes de bénéficier d'un soutien financier pour accéder à une activité sportive encadrée, dont plus de 1,6 million de jeunes en 2024 (+ 19 % sur un an). Pour 2025, dans un contexte budgétaire contraint, le dispositif est recentré sur les jeunes de 14 à 30 ans représentant les publics les plus éloignés d'une pratique sportive régulière et pour qui les freins à l'inscription sont les plus marqués. Selon les données de l'institut national de la jeunesse et de l'éducation populaire (INJEP), le taux de licences baisse à partir de 14 ans (81 % contre 91 % pour les 6-13 ans) pour s'établir à 27 % seulement à 18 ans. Ce phénomène touche notamment les filles et les jeunes issus de milieux modestes. Les bénéficiaires de l'allocation d'éducation de l'enfant handicapé (AEEH) de 6 à 13 ans demeurent éligibles au dispositif en 2025. Pour soutenir ce public, le montant de l'aide a été revalorisé à 70 euros afin d'accroître l'impact et couvrir une part plus significative des frais d'adhésion. Par ailleurs, le ministère chargé des sports a mobilisé 2,5 millions d'euros destinés à soutenir les clubs sportifs situés dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV) dans leurs actions en faveur du développement de la pratique des plus jeunes. Le recentrage du dispositif a suscité de nombreuses réactions de la part du mouvement sportif, des collectivités territoriales et des bénéficiaires, dont le ministère mesure pleinement la portée. Les enseignements tirés du bilan, attendu à l'issue de la campagne le 31 décembre 2025, permettront d'envisager, le cas échéant, des ajustements pour la campagne 2026, notamment concernant le périmètre et les publics éligibles, dans le respect du cadre budgétaire actuel qui sera issu des débats parlementaires sur le projet de loi de finances pour 2026. Ce bilan s'appuiera sur les retours des partenaires impliqués et visera notamment à évaluer l'impact du recentrage sur la prise de licences des jeunes. Une étude complémentaire de l'INJEP sera par ailleurs réalisée au premier semestre 2026. Le ministère poursuit parallèlement ses politiques publiques en faveur du développement de la pratique sportive dès le plus jeune âge, parmi lesquelles : la généralisation des 30 minutes d'activité physique quotidienne à l'école primaire ; le soutien au sport scolaire (USEP - union sportive de l'enseignement du premier degré, UNSS - union nationale du sport scolaire) qui bénéficie des financements de l'État via l'agence nationale du sport et de l'éducation nationale ; le développement du Savoir-Nager et du Savoir Rouler à Vélo (SRAV) en tant que savoirs sportifs fondamentaux ; le dispositif « 2 heures hebdomadaires de sport au collège » qui s'adresse aux collégiens de 11 à 14 ans des réseaux d'éducation prioritaire et cible les jeunes les plus éloignés d'une pratique en leur proposant une offre gratuite ; les aides mises en place par différentes institutions comme les CAF (caisses d'allocations familiales) ou les collectivités territoriales, qui viennent renforcer les initiatives du mouvement sportif.

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : base Questions du Sénat le 5 nov. 2026.

Références techniques
Question (Sénat)
SEQ250705865
Ministère interrogé (source)
1020