question écrite
Pass éducation langue française
- Ministère interrogé
- Europe et affaires étrangères
- Rubrique
- Affaires étrangères et coopération
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En clair
Question écrite de Jean-Luc Ruelle, publiée au Journal officiel le 28 nov. 2024. Réponse publiée le 20 mars 2025, 112 jours plus tard.
- Délai de réponse
- 112 joursmédiane 126 jours, questions écrites du Sénat
La question
M. Jean-Luc Ruelle interroge M. le ministre de l'Europe et des affaires étrangères sur le « pass éducation langue française ». Inscrit dans le programme 151 de la loi de finances initiale pour 2024 pour un montant total d'un million d'euros, ce « pass » devait permettre aux enfants français résidant à l'étranger et scolarisés dans les systèmes éducatifs locaux, de garder un lien avec la langue française en accédant à une offre numérique de cours de langue encadrée par un tuteur. Une première phase d'expérimentation en 2024 a été menée par le ministère de l'Europe et des affaires étrangères afin de s'assurer de la conformité des canaux juridiques et budgétaires du dispositif. Un dialogue avait été établi avec des opérateurs et les postes diplomatiques et consulaires pour s'assurer de leur intérêt et de leur disponibilité pour la mise en oeuvre du projet. Pour 2025, il a été annoncé la non reconduction de ce « Pass éducation langue française » et des crédits afférents au projet de loi de finances. Il l'interroge sur les raisons de cet arbitrage et souhaite savoir si une initiative en remplacement est prévue afin que ces enfants puissent maintenir un lien avec la langue française.
La réponse
Dans le cadre du lancement de l'expérimentation du Pass enfant langue française (PELF), 16 pays (Afrique du Sud, Argentine, Australie, Autriche, Brésil, Chine, Colombie, Equateur, Grèce, Hong-Kong, Inde, Japon, Mexique, Nouvelle-Zélande, Thaïlande et Turquie) se sont portés volontaires pour mettre en oeuvre ce dispositif, qui consiste en une initiation gratuite en ligne de 20 heures à la langue française pour des enfants âgés de 6 à 11 ans, inscrits au registre consulaire, non scolarisés dans un établissement d'enseignement français. L'objectif du PELF est de « renouer » avec la langue française pour des enfants jusqu'alors éloignés de toute structure la leur proposant (EFE, bilingue ou FLAM), et de constituer une passerelle soit vers une continuation de ces cours sur la base des groupes déjà constitués, mais sans la gratuité, soit vers un dispositif de type FLAM (français langue maternelle). Le PELF favorise la mise en relation des parents, qui pourraient par la suite créer une association FLAM avec l'appui de l'Institut ou de l'Alliance française, de la fédération FLAM Monde et de l'Agence pour l'enseignement français à l'étranger (AEFE). L'expérimentation du PELF a été lancée à l'automne 2024. Sa mise en oeuvre s'échelonnera jusqu'à l'été 2025 (hémisphère Sud). Dès le printemps 2025, le ministère de l'Europe et des affaires étrangères (MEAE) procédera à l'évaluation du dispositif en vue de décider de son avenir. Pour rappel, le réseau des associations FLAM fait l'objet d'un soutien financier conséquent du MEAE (800 000 euros en 2024) destiné à des associations proposant des activités en français dans un cadre extrascolaire, à des enfants et adolescents français de 3 à 18 ans résidant à l'étranger et scolarisés dans une autre langue que le français. En 2024, le réseau FLAM comprend 147 associations actives à but non lucratif, réparties dans 37 pays.
Sources et données
- La question sur le site du Sénat (nouvel onglet)
- La fiche de son auteur sur le site du Sénat (nouvel onglet)
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : base Questions du Sénat le 5 nov. 2026.
Références techniques
- Question (Sénat)
- SEQ241102432
- Ministère interrogé (source)
- 974