question écrite
Adaptation des forêts françaises face aux incendies et au dépérissement liés au changement climatique
- Ministère interrogé
- Agriculture, agro-alimentaire et souveraineté alimentaire
- Rubrique
- Environnement
La question sur le site du Sénat (nouvel onglet)Les autres questions écrites →
En clair
Question écrite de Jacques Grosperrin, publiée au Journal officiel le 5 nov. 2026. Aucune réponse publiée après 1 jour.
La question
M. Jacques Grosperrin attire l'attention de Mme la ministre de l'agriculture, de l'agro-alimentaire et de la souveraineté alimentaire sur les effets multiples et croissants du changement climatique sur les forêts françaises.
Si les incendies de forêt concentrent essentiellement l'attention publique, et pour cause, en 2026, 52 départements comportent des massifs classés à risque d'incendie, contre 48 en 2025, et environ 40 000 hectares ont déjà été parcourus par le feu depuis le début de l'année, un chiffre en net progression par rapport à l'ensemble de l'année 2025. Cependant, d'autres territoires font face à un phénomène tout aussi grave mais moins médiatisé, à savoir, le dépérissement des arbres, provoqué par le manque d'eau et la prolifération de ravageurs comme les scolytes. Le département de la santé des forêts, rattaché au ministère de l'agriculture, estime qu'environ 670 000 hectares de forêts françaises sont aujourd'hui en état de dépérissement, toutes causes confondues sécheresses, maladies, parasites, soit environ 5 % de la forêt hexagonale. Dans certaines régions principalement dans l'Est de la France comme dans la région Grand Est, la région Bourgogne-Franche-Comté ou encore la région Auvergne-Rhône-Alpes, la crise des scolytes a déjà détruit ou fortement fragilisé plusieurs dizaines de milliers d'hectares de forêt, il parait naturel d'agir vite.
Le Gouvernement a dévoilé plusieurs dispositifs pour répondre à ces deux crises. Le troisième plan national d'adaptation au changement climatique comporte une mesure portant sur la prévention du risque incendie. Le plan France Forêt 2100, présenté en juillet 2026, prévoit une enveloppe supplémentaire de 100 millions d'euros au titre du fonds vert pour la résilience des massifs zones tampons, reboisement, qui s'ajoute aux 100 millions d'euros déjà consacrés en 2026 à la planification écologique de la forêt et aux 20 millions d'euros alloués depuis 2023 à la prévention des feux. De plus, le plan national d'actions scolytes et bois de crise, porté par le ministère de l'agriculture, inclut une majoration de 20 % de l'aide au renouvellement forestier France Nation Verte pour les peuplements sinistrés.
Ainsi, il lui demande de bien vouloir préciser le calendrier précis de déploiement du plan France Forêt 2100 ainsi que les critères retenus pour l'attribution des 100 millions d'euros dédiés à la résilience des massifs. Il souhaite également connaître les moyens financiers et humains spécifiquement dédiés à la lutte contre le dépérissement forestier scolytes, sécheresse, maladies, distincts des moyens consacrés à la prévention des incendies, ainsi que les modalités de soutien prévues pour les propriétaires forestiers privés et publics dont les parcelles sont touchées par le dépérissement, notamment dans les massifs jusqu'ici peu concernés par ces phénomènes. Il l'interroge enfin sur l'articulation entre les politiques de prévention des incendies et celles de lutte contre le dépérissement, afin de garantir une stratégie forestière cohérente et unifiée face au changement climatique, ainsi que sur les indicateurs de suivi et d'évaluation qui seront rendus publics pour mesurer l'efficacité de ces plans, notamment lors du point d'étape annoncé pour septembre 2026.
Sources et données
- La question sur le site du Sénat (nouvel onglet)
- La fiche de son auteur sur le site du Sénat (nouvel onglet)
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : base Questions du Sénat le 6 nov. 2026.
Références techniques
- Question (Sénat)
- SEQ261110578
- Ministère interrogé (source)
- 1068