question écrite
Opportunité d'étendre l'inscription du périmètre UNESCO des savoir-faire du chanvre aux femmes ouvrières et transformatrices de cette filière et aux ouvrières du travail de la soie du Val d'Oise
- Ministère interrogé
- Culture
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En clair
Question écrite d'Arnaud Bazin, publiée au Journal officiel le 8 oct. 2026. Aucune réponse publiée après 28 jours.
La question
M. Arnaud Bazin attire l'attention de Mme la ministre de la culture sur l'opportunité d'étendre l'inscription du périmètre de l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO) des savoir-faire du chanvre aux femmes ouvrières et transformatrices de cette filière ainsi qu'aux ouvrières du travail de la soie du Val d'Oise.
Depuis 2020, la reconnaissance des savoir-faire dans le domaine du chanvre est inscrite au Patrimoine culturel immatériel de France. La transformation du chanvre a accompagné l'histoire du Val-d'Oise, où les fibres de chanvre furent essentielles aux activités de filature, de corderie et de tissage. L'histoire industrielle et d'innovation qui s'y rattache, couvre également le champ des sciences du vivant, tout comme la fabrique de câbles métalliques pour les activités métallurgiques à Persan et Beaumont-sur-Oise.
Au XIXe siècle, les bords de l'Oise accueillaient des filatures et de nombreuses usines textiles (comme la soie), profitant de la force hydraulique du fleuve et de la proximité avec Paris.
Comme témoin de cet héritage, au fil des générations, si l'utilisation du chanvre remonte à l'Antiquité, où il était cultivé pour ses fibres, son modèle peut très largement inspirer les générations futures vers de nouvelles formations autour de l'Aventure du vivant (bioéconomie, innovations paysagères, chimie du végétal...).
Plusieurs ouvrières de renom du chanvre sont tombées dans l'oubli : Jeanne-Marie Colvez, Marguerite Cochard, Julie Louise Touchard ... et bien d'autres
Si les hommes étaient souvent inscrits comme « maître artisan » spécialisé dans le tissage ou la passementerie, les ouvrières (souvent des femmes, épouses ou filles de tisserands) réalisaient une grande partie du travail minutieux de finition et d'assemblage.
C'est pourquoi il souhaiterait inclure l'héritage des ouvrières et transformatrices du chanvre ainsi que des ouvrières du travail de la soie au patrimoine culturel immatériel de la France.
Sources et données
- La question sur le site du Sénat (nouvel onglet)
- La fiche de son auteur sur le site du Sénat (nouvel onglet)
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : base Questions du Sénat le 5 nov. 2026.
Références techniques
- Question (Sénat)
- SEQ261010294
- Ministère interrogé (source)
- 1101