Publicités thérapeutiques trompeuses
- Ministère interrogé
- Économie, finances, souveraineté industrielle, énergétique et numérique
- Rubrique
- Publicité
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En clair
Question écrite de Frédéric Valletoux, publiée au Journal officiel le 27 oct. 2026. Aucune réponse publiée après 9 jours.
La question
M. Frédéric Valletoux appelle l'attention de M. le ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique sur la présence de publicités trompeuses qui s'intéressent à des thématiques se rapportant à la santé, régulièrement diffusées sur les sites internet de la presse nationale et locale. De fait, ces encarts publicitaires promeuvent de prétendues méthodes thérapeutiques, en exposant le public le moins averti des usages du numérique à des préjudices tant financiers que sanitaires. Force est de constater que les services de l'État se sont saisis de cette question. Les investigations de la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) ont en effet conduit les sociétés Taboola France et Taboola Europe à accepter, en 2023, une amende transactionnelle de 650 000 euros. L'enquête avait révélé de nombreuses négligences dans les moyens mis en œuvre par ces entreprises pour éprouver la véracité des informations qu'elles diffusaient. Pour autant, ces pratiques se perpétuent. Les encarts publicitaires, notamment sous forme de « publicité native » s'intégrant dans le contenu du site ou de l'application consultés en respectant sa forme, sont pléthore. En septembre 2026, on trouvait de tels encarts sur les sites internet de grands quotidiens régionaux : « Un expert en nutrition révèle : "C'est comme si ça aspirait vos problèmes digestifs" » ; « 50 % des hommes français de plus de 50 ans ont la prostate hypertrophiée. La différence tient à un rituel matinal de 30 secondes » ; « Cette prof mélange la gélatine à ceci et n'arrête plus de maigrir » ; « Un sachet. De l'eau chaude. Buvez. Au 3e jour : le pantalon tombe ». Leur contenu, se basant sur des contre-vérités, des propos de médecins à l'identité usurpée ou fictive, pousse à l'achat de produits. Au-delà de l'inutilité ou de la nocivité de ces derniers, le contenu contribue à une désinformation médicale de masse. Elle contribue ainsi au phénomène décrit dans le rapport de M. Mathieu Molimard, Mme Dominique Costagliola et M. Hervé Maisonneuve remis le 12 janvier 2026 au ministère de la santé. Enfin, de par le public des sites accueillant ces annonces et la confusion induite par ces encarts sur leur caractère informatif, les personnes âgées apparaissent particulièrement vulnérables à ces pratiques trompeuses. Au regard de ces éléments, il lui demande si le Gouvernement a l'intention de publier un rapport d'évaluation des contrôles menés par la DGCCRF depuis 2023 en la matière et d'engager une réflexion sur des méthodes fermes pour contrer la diffusion de ces publicités trompeuses.
Sources et données
- La question sur assemblee-nationale.fr (nouvel onglet)
- La fiche de son auteur sur assemblee-nationale.fr (nouvel onglet)
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : questions écrites de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026 ; questions orales sans débat de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026 ; questions au Gouvernement de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.
Références techniques
- Question (Assemblée nationale)
- QANR5L17QE19332
- Ministère interrogé (source)
- PO873685