Réponse publiée

question écrite

Consignation des fûts de bière

Marie Pochon EcoS · Assemblée nationale · 17e législature · n° 1605

Ministère interrogé
Ruralité, commerce et artisanat
Réponse du ministère
Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique
Rubrique
Agroalimentaire

En clair

Question écrite de Marie Pochon, publiée au Journal officiel le 5 nov. 2024. Réponse publiée le 17 juin 2025, 224 jours plus tard.

Délai de réponse
224 joursmédiane 126 jours, questions écrites de l'Assemblée nationale

La question

Mme Marie Pochon alerte Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargée de la ruralité, du commerce et de l'artisanat, sur le décret n° 90-264 du 23 mars 1990 qui a instauré un système de consigne pour les fûts de bière qui n'est malheureusement plus adapté à la situation actuelle. Bien que ce dispositif ait prouvé son efficacité par le passé, son montant de 30 euros n'a pas été revalorisé depuis l'instauration de l'euro, tandis que le coût de production d'un fût neuf a, quant à lui, considérablement augmenté, atteignant aujourd'hui environ 90 euros. Face à cette dévalorisation de la consigne par rapport au prix réel d'un fût neuf, il est devenu économiquement plus intéressant pour les utilisateurs de vendre leurs fûts d'occasion plutôt que de les retourner aux brasseries. Ce phénomène affecte gravement la chaîne de récupération et de réutilisation des fûts, remettant en question l'efficacité et la pertinence de la consigne. Depuis plus de dix ans, les syndicats, notamment le Syndicat national des brasseurs indépendants (SNBI), alertent sur la nécessité de réviser le montant de la consigne pour rétablir l'équilibre du dispositif et garantir sa fonction initiale de réutilisation. Cependant, aucune revalorisation n'a encore été effectuée. Aussi, elle lui demande si elle envisage de réévaluer le montant de la consigne afin de l'adapter aux réalités économiques actuelles et de soutenir la filière brassicole dans ses efforts de durabilité.

La réponse

La loi n° 89-421 du 23 juin 1989 relative à l'information et à la protection des consommateurs ainsi qu'à diverses pratiques commerciales prévoit qu'une commission dite de la consignation détermine la liste des emballages consignés ainsi que les tarifs de consigne, qui sont rendus obligatoires par voie réglementaire. Cette commission est composée des délégués des organismes représentatifs des propriétaires et des utilisateurs des emballages, ainsi que des représentants des ministres chargés de l'économie et du commerce. Le décret n° 90-264 du 23 mars 1990 relatif à la consignation des emballages dans le secteur des liquides alimentaires prévoit en outre que la commission de la consignation se réunit sur convocation de son président, du ministre chargé de l'économie ou si elle est demandée par la moitié de ses membres. Le ministre chargé de l'économie a décidé de la convoquer à la demande de certains organismes, dont le Syndicat national des brasseries indépendantes (SNBI), qui sollicite la revalorisation des taux de consignation des fûts. A cette fin, l'arrêté du 28 octobre 2024 qui fixe la liste des organisations membres de la commission de la consignation, a été actualisé. Cette actualisation était nécessaire du fait de l'évolution de ces organisations depuis le dernier arrêté datant de 2001. La revalorisation des taux de consignation, notamment des fûts, dépendra des résultats des travaux de la commission qui sont toujours en cours.

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : questions écrites de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026 ; questions orales sans débat de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026 ; questions au Gouvernement de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Question (Assemblée nationale)
QANR5L17QE1605
Ministère interrogé (source)
PO847706