sous-amendement · Assemblée nationale
Sur le texte : Protéger durablement les jeunes majeurs de l’aide sociale à l’enfance et de la protection judiciaire de la jeunesse
Sous-amendement n° 131
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En clair
Matthias Renault a déposé ce sous-amendement le 29 oct. 2026, sur le texte « Protéger durablement les jeunes majeurs de l’aide sociale à l’enfance et de la protection judiciaire de la jeunesse ». Il n'a pas encore été examiné en séance publique.
- Adoptés sur ce texte
- 0 sur 101amendements dont le sort est connu, en séance publique
Ce qu'il propose
Le dispositif
Compléter par la phrase suivante :
« Il précise la part de ces charges afférente aux jeunes majeurs pris en charge par l’aide sociale à l’enfance, durant leur minorité, en qualité de mineurs non accompagnés. »
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)
Ce sous-amendement vise à préciser, dans l’évaluation des charges nouvelles imposées aux départements, la part afférente aux jeunes majeurs pris en charge durant leur minorité en qualité de mineurs non accompagnés.
L’accueil des mineurs non accompagnés représente une charge considérable pour les départements. Selon le rapport annuel de la mission nationale mineurs non accompagnés du ministère de la justice, 19 370 décisions de placement ont été prononcées en 2023, chiffre le plus élevé depuis la création de la mission, et encore 13 554 en 2024. Une large part de ces jeunes est confiée à l’aide sociale à l’enfance à seize ans ou plus : 68 % en 2023 et 59 % en 2024. Ils atteignent donc la majorité peu de temps après leur prise en charge et constituent une part importante des jeunes majeurs susceptibles de bénéficier de l’accompagnement prévu par l’article 1er.
En portant cet accompagnement jusqu’à vingt-cinq ans, en le rendant de plein droit et en supprimant la condition de ressources, l’article 1er pourrait prolonger jusqu’à quatre années supplémentaires la prise en charge de ces jeunes par les départements. Ni l’exposé des motifs, ni les travaux de la commission n’en mesurent les conséquences financières.
Cette information est indispensable au Parlement pour se prononcer en connaissance de cause. Elle l’est également pour apprécier la compensation due par l’État : la maîtrise des flux migratoires relève de sa compétence exclusive, et il serait injustifié que les départements supportent seuls les conséquences financières d’une politique dont ils n’ont pas la maîtrise.
Le présent sous-amendement complète ainsi l’évaluation demandée, afin que la représentation nationale dispose d’une vision exacte de la nature et du coût des charges imposées aux départements.
Auteur
Texte et lecture
- Lecture
- Assemblée · 1re lecture
- Texte amendé
- Texte de la commission n° 3381
- Sous-amendement de
- l'amendement n° 7
Sources et données
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.
Références techniques
- Amendement (Assemblée nationale)
- AMANR5L17PO838901BTC3381P0D1N000131
- Texte amendé (Assemblée nationale)
- PIONANR5L17BTC3381