sous-amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Protéger durablement les jeunes majeurs de l’aide sociale à l’enfance et de la protection judiciaire de la jeunesse

Sous-amendement n° 125

Matthias Renault RN · Après l'article 2

En clair

Matthias Renault a déposé ce sous-amendement le 29 oct. 2026, sur le texte « Protéger durablement les jeunes majeurs de l’aide sociale à l’enfance et de la protection judiciaire de la jeunesse ». Il n'a pas encore été examiné en séance publique.

Adoptés sur ce texte
0 sur 101amendements dont le sort est connu, en séance publique

Ce qu'il propose

Le dispositif

À la première phrase, après le mot :

« intégrale »,

insérer les mots :

« , pérenne et évolutive ».

Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Ce sous-amendement vise à préciser que la compensation des charges nouvelles imposées aux départements doit être non seulement intégrale, mais également pérenne et évolutive.

L’expérience des transferts de compétences passés montre qu’une compensation intégrale au jour de l’entrée en vigueur d’une réforme ne garantit en rien l’équilibre à moyen terme. Lors de la décentralisation du revenu minimum d’insertion, devenu revenu de solidarité active, la compensation a été calculée sur la base des dépenses constatées l’année précédant le transfert, alors même que la dépense n’a cessé de croître ensuite. L’écart entre les charges supportées et les ressources transférées s’est creusé année après année, au point de peser aujourd’hui lourdement sur les finances départementales.

L’accompagnement des jeunes majeurs jusqu’à vingt-cinq ans, rendu de plein droit et opposable par l’article 1er, présente le même risque. Le nombre de bénéficiaires dépendra de l’évolution des effectifs confiés à l’aide sociale à l’enfance, de l’exercice effectif du droit nouvellement ouvert et du coût des prises en charge, notamment en matière d’hébergement. Une compensation calculée une fois pour toutes serait rapidement dépassée.

En outre, le Conseil constitutionnel juge qu’en cas de création ou d’extension de compétences, l’article 72‑2 de la Constitution n’impose pas une compensation intégrale des charges, dont il appartient au législateur d’apprécier le niveau. C’est dire l’importance, pour les départements, que l’évaluation demandée examine expressément les conditions d’une compensation qui suive dans la durée la dynamique de la dépense.

Le présent sous-amendement donne ainsi toute sa portée à l’exigence de compensation posée par l’amendement.

Auteur

Matthias Renault RN

Texte et lecture

Texte amendé
Texte de la commission n° 3381
Sous-amendement de
l'amendement n° 7

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO838901BTC3381P0D1N000125
Texte amendé (Assemblée nationale)
PIONANR5L17BTC3381