Retiré

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Apporter une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants

Amendement n° 152

Sébastien Huyghe EPR · Article 46

En clair

Sébastien Huyghe a déposé cet amendement le 27 sept. 2026, avec 12 cosignataires, sur le texte « Apporter une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants ». Il a été retiré le 9 oct. 2026.

Adoptés sur ce texte
314 sur 1 327amendements dont le sort est connu, en séance publique

Ce qu'il propose

Le dispositif

I. – Au début de l’alinéa 5, substituer au mot :

« congé »

les mots :

« Autorisation d’absence ».

II. – En conséquence, à l’alinéa 8, substituer aux mots :

« un congé »

les mots :

« une autorisation d’absence ».

III. – En conséquence, au début de la première phrase de l’alinéa 9, substituer aux mots :

« Le congé »

les mots :

« L’autorisation d’absence ».

IV. – En conséquence, à l’alinéa 12, substituer au mot :

« congé »

les mots :

« une autorisation d’absence ».

V. – En conséquence, à l’alinéa 13, substituer aux mots :

« du congé »

les mots :

« de l’autorisation d’absence ».

Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

L’article 46 de la présente proposition de loi crée un droit à congé au bénéfice des victimes de harcèlement sexuel ou d’agressions sexuelles, sous réserve de la production d’une attestation. Ce dernier doit permettre aux victimes d’effectuer les démarches judiciaires, médicales, administratives ou sociales nécessaires, sans avoir à utiliser leurs congés payés ni à solliciter l’accord préalable de leur employeur.

Afin de clarifier l’objet du dispositif, il est proposé de transformer ce congé en autorisation d’absence, sur le modèle de l’article L. 1225-16 du code du travail, qui prévoit notamment une autorisation d’absence pour les salariées enceintes et leur conjoint, ainsi que pour les salariés engagés dans une procédure d’adoption.

Ce changement de nature juridique n’altère pas l’objet du dispositif, mais en réaffirme sa portée.

Cette autorisation d’absence n’a pas vocation à ouvrir un droit à repos ou à éloignement du travail pendant une durée forfaitaire, situation à laquelle un arrêt de travail peut, le cas échéant répondre, mais de permettre au salarié de disposer du temps strictement nécessaire à l’accomplissement des démarches découlant des faits invoqués : consultation d’un professionnel de santé, dépôt de plainte, audition, rendez-vous auprès d’une association d’aide aux victimes ou accomplissement de démarches administratives. Le recours à une autorisation d’absence répond à la diversité et à l’urgence des situations rencontrées, en permettant au salarié de s’absenter au moment où il en a effectivement besoin et pour la durée requise par la démarche accomplie. Il offre parallèlement à l’employeur un cadre clair et prévisible de gestion des absences, fondé sur la confiance, le salarié justifiant de la démarche effectuée par la remise d’une attestation délivrée à l’issue du rendez-vous concerné.

Son sort

Examen
En séance publique
Sort décidé le

Auteurs 13

Sébastien Huyghe EPR

Les 12 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte de la commission n° 3190

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO838901BTC3190P0D1N000152
Texte amendé (Assemblée nationale)
PIONANR5L17BTC3190