amendement · Assemblée nationale
Sur le texte : Projet de loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles
Amendement n° 1874
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En clair
Antoine Valentin a déposé cet amendement le 15 mai 2026, sur le texte « Projet de loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles ». Il n'a pas été soutenu en séance publique le 22 mai 2026.
- Adoptés sur ce texte
- 264 sur 2 413amendements dont le sort est connu, en séance publique
Ce qu'il propose
Le dispositif
L’article L. 213‑8-1 du code de l’environnement est complété par les alinéas suivants :
« Les agences de l’eau sont placées sous la tutelle conjointe du ministre chargé de l’environnement et du ministre chargé de l’agriculture. En cas de divergence entre les deux autorités de tutelle sur une décision relevant de leurs attributions conjointes, un comité de coordination interministériel se réunit dans un délai de trente jours. En l’absence d’accord au terme de ce délai, la décision est arrêtée par le Premier ministre. La compétence résiduelle en matière de protection des milieux aquatiques reste exercée par le ministre chargé de l’environnement lorsque la décision ne porte pas sur les usages agricoles de l’eau. Un décret en Conseil d’État précise les modalités de fonctionnement de la double tutelle et du comité de coordination. »
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)
Les agences de l'eau exercent des missions déterminantes pour l'agriculture, notamment la
fixation des redevances, l'encadrement des prélèvements et le financement des infrastructures
hydrauliques. Leur tutelle exclusive par le ministère de la transition écologique a conduit à
des arbitrages systématiquement défavorables aux usages agricoles, sans que le ministère
chargé de l'agriculture n'ait formellement voix au chapitre.
Le présent amendement institue une double tutelle MTE/MAASA, assortie de garde-fous
précis pour éviter que la dualité de tutelle ne se traduise par une paralysie décisionnelle. Un
comité de coordination interministériel règle les conflits dans un délai de trente jours, et le
Premier ministre tranche en dernier ressort. La compétence résiduelle sur les milieux
aquatiques reste au MTE lorsque la décision ne concerne pas l'usage agricole, afin de
préserver la cohérence de la politique environnementale.
Son sort
- Examen
- En séance publique
- Sort décidé le
Auteur
Texte et lecture
- Lecture
- Assemblée · 1re lecture
- Texte amendé
- Texte de la commission n° 2765
Sources et données
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.
Références techniques
- Amendement (Assemblée nationale)
- AMANR5L17PO838901BTC2765P0D1N001874
- Texte amendé (Assemblée nationale)
- PRJLANR5L17BTC2765