Rejeté

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles

Amendement n° 1690

Antoine Valentin UDR · Article 14

En clair

Antoine Valentin a déposé cet amendement le 15 mai 2026, sur le texte « Projet de loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles ». Il a été rejeté en séance publique le 27 mai 2026.

Adoptés sur ce texte
264 sur 2 413amendements dont le sort est connu, en séance publique

Ce qu'il propose

Le dispositif

Après l’alinéa 11, insérer les quatre alinéas suivants :

« Lorsqu’un même troupeau a subi deux attaques avérées attribuables au loup dans un délai de douze mois consécutifs et que les mesures de protection prévues par l’arrêté ministériel mentionné au présent I bis ont été mises en œuvre, le préfet du département concerné est tenu d’ordonner un tir d’élimination du ou des spécimens responsables dans un délai de sept jours à compter du constat de la troisième attaque. L’éleveur est informé sans délai de la décision préfectorale.

« Les tirs d’élimination réalisés en application de l’alinéa précédent sont imputés au plafond national de prélèvements fixé par le ministre chargé de l’agriculture. Lorsque ce plafond est atteint, ils sont autorisés à titre dérogatoire conformément à l’article L. 411‑2 et sans que le plafond puisse constituer un motif de refus opposable à l’éleveur ayant mis en œuvre les mesures de protection prescrites.

« Les bovins et les équins, dont l’impossibilité de mise en œuvre de moyens de protection efficaces est dûment constatée, bénéficient de la procédure d’élimination prévue au présent article dès la première attaque avérée.

« L’évaluation des incidences de ces mesures sur l’état de conservation du loup s’apprécie au niveau national conformément à l’article L. 411‑1. »

Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

L'article 14 du projet de loi pose un cadre législatif de gestion du loup que le présent

amendement entend approfondir sur deux points.

En premier lieu, la répétition des attaques sur un même troupeau malgré la mise en œuvre des

mesures de protection prescrites caractérise l'échec des dispositifs préventifs. Maintenir une

simple faculté de tir dans cette situation revient à imposer à l'éleveur de subir des attaques en

série sans garantie d'intervention effective. Le présent amendement transforme cette faculté

en obligation dès la deuxième attaque sur douze mois, avec un délai de sept jours encadrant la

décision préfectorale.

En second lieu, les bovins et équins ne disposent structurellement d'aucun moyen de

protection efficace : les chiens de protection et les parcs de regroupement nocturne sont

inopérants pour ces espèces. Le présent amendement tire les conséquences logiques de cette

réalité opérationnelle en autorisant les tirs d'élimination dès la première attaque avérée pour

ces espèces. L'ensemble de ces dispositions s'inscrit dans le cadre jurisprudentiel

communautaire, l'évaluation de l'état de conservation du loup continuant de s'apprécier à

l'échelle nationale conformément à l'article L. 411-1 du code de l'environnement.

Son sort

Examen
En séance publique
Sort décidé le

Auteur

Antoine Valentin UDR

Texte et lecture

Texte amendé
Texte de la commission n° 2765

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO838901BTC2765P0D1N001690
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17BTC2765