Rejeté
amendement · Assemblée nationale
Sur le texte : Fin de vie
Amendement n° 1445
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En clair
Jorys Bovet a déposé cet amendement le 12 févr. 2026, avec 36 cosignataires, sur le texte « Fin de vie ». Il a été rejeté en séance publique le 19 févr. 2026.
- Adoptés sur ce texte
- 37 sur 2 146amendements dont le sort est connu, en séance publique
Ce qu'il propose
Le dispositif
Compléter l’alinéa 8 par les mots :
« après avoir bénéficié d’une prise en charge et d’un accompagnement dans une unité de soins palliatifs ».
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)
Amendement de précision.
En effet, lors de leur entrée en USP, de nombreux patients qui souhaitaient bénéficier du suicide assisté ou de l'euthanasie changent leur point de vue. Introduire cette condition dans la loi permet d'éviter que l'euthanasie ne devienne un substitut aux soins palliatifs, reléguant ces derniers, pourtant essentiels, à un rôle secondaire, alors qu'ils représentent une véritable alternative respectueuse des besoins et des attentes des patients.
Chez nos voisins européens et outre-Atlantique qui ont déjà légalisé le suicide assisté et l’euthanasie, les barrières initiales tombent les unes après les autres. Ce qui était prévu comme une exception pour les maladies graves et incurables tend à devenir la règle.
En Belgique, initialement autorisée uniquement pour les adultes en souffrance insupportable liée à une maladie grave et incurable, l’euthanasie est désormais ouverte aux mineurs dans certaines conditions depuis 2014.
Aux Pays-Bas, bien que l’euthanasie et le suicide assisté aient été légalisés pour les personnes souffrant de maladies graves, des autorisations récentes concernent désormais des personnes exprimant une « fatigue de vivre », sans pathologie justifiable.
Au Canada, les termes « phase terminale » ont disparu de la loi.
Ces exemples montrent que, sans encadrement strict, l’accès à l’euthanasie et au suicide assisté tend à s’élargir progressivement, y compris à des situations qui ne relèvent pas de la fin de vie.
Il convient donc de préciser dans la loi que toute demande d’euthanasie ou de suicide assisté doit être précédée d’une prise en charge effective en soins palliatifs, afin de garantir que ces pratiques restent encadrées et respectueuses de la fin de vie des patients.
Son sort
- Examen
- En séance publique
- Sort décidé le
Auteurs 37
- RN 36
Les 36 cosignataires
- RN Angélique Ranc
- RN Bénédicte Auzanot
- RN Hervé de Lépinau
- RN Lisette Pollet
- RN Philippe Lottiaux
- RN Yaël Ménaché
- RN Michèle Martinez
- RN Claire Marais-Beuil
- RN Antoine Villedieu
- RN Manon Bouquin
- RN Nadine Lechon
- RN Nicolas Dragon
- RN Marine Hamelet
- RN Frédéric-Pierre Vos
- RN Julien Limongi
- RN Florence Joubert
- RN Pascal Markowsky
- RN Caroline Colombier
- RN Sandrine Dogor-Such
- RN David Magnier
- RN Christian Girard
- RN Marie-France Lorho
- RN Monique Griseti
- RN Stéphane Rambaud
- RN René Lioret
- RN Sophie Blanc
- RN Thierry Tesson
- RN Hélène Laporte
- RN Philippe Schreck
- RN Robert Le Bourgeois
- RN Michel Guiniot
- RN Jordan Guitton
- RN José Gonzalez
- RN Catherine Rimbert
- RN Laurence Robert-Dehault
- RN Guillaume Bigot
Texte et lecture
- Lecture
- Assemblée · 2e lecture
- Texte amendé
- Texte de la commission n° 2453
Sources et données
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.
Références techniques
- Amendement (Assemblée nationale)
- AMANR5L17PO838901BTC2453P0D1N001445
- Texte amendé (Assemblée nationale)
- PIONANR5L17BTC2453