amendement · Assemblée nationale
Sur le texte : Défiscaliser les pensions alimentaires perçues et lutter contre la précarité des familles monoparentales
Amendement n° 21
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En clair
Christelle D'Intorni a déposé cet amendement le 24 nov. 2025, avec 1 cosignataire, sur le texte « Défiscaliser les pensions alimentaires perçues et lutter contre la précarité des familles monoparentales ». Il n'a pas encore été examiné en séance publique.
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Ce qu'il propose
Le dispositif
I. – Substituer aux alinéas 1 à 8 les trois alinéas suivants :
« I. – L’article 80 septies du code général des impôts est ainsi modifié :
« 1° À la fin de la première phrase, les mots : « versées à un enfant majeur sont soumises à l’impôt sur le revenu dans les limites admises pour leur déduction » sont remplacés par les mots : « pour la charge d’un enfant ne sont pas considérées comme des revenus imposables » ;
« 2° La seconde phrase est supprimée. »
II. – Compléter cet article par l’alinéa suivant :
« III. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à la taxe prévue à l’article 278‑0 bis du code général des impôt pour ce qui concerne les livraisons mentionnées au 3° du I. »
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)
Le présent amendement vise à recentrer la réforme proposée sur un objectif simple et lisible :
renforcer le pouvoir d’achat des parents qui assument la charge effective de leurs enfants, en
clarifiant que les pensions alimentaires perçues à ce titre ne doivent pas être considérées
comme un revenu imposable.
La rédaction initiale du I de l’article 1er réécrit en profondeur le régime fiscal applicable aux
pensions alimentaires, en supprimant des mécanismes anciens et équilibrés, au risque de créer
des effets de seuil, des complexités nouvelles et une instabilité fiscale contraire aux attentes
des familles. Cette approche va au-delà de ce qui est nécessaire pour soutenir les foyers
concernés.
Notre amendement propose une solution plus pragmatique, plus juste et surtout plus efficace :
revenir à une modification ciblée de l’article 80 septies du code général des impôts, sans
bouleverser l’ensemble du dispositif existant. Concrètement, il s’agit d’exonérer les pensions
alimentaires destinées à l’entretien d’un enfant et d’en simplifier le traitement fiscal, sans
remettre en cause les équilibres déjà connus des contribuables.
Dans un contexte de pression inflationniste durable, il est indispensable de soutenir directement
les familles exposées à la hausse du coût de la vie, sans complexification ni réforme structurelle
hasardeuse. Cette mesure s’inscrit dans une démarche plus large portée par notre groupe :
réduire le poids des impôts et taxes qui pèsent sur les ménages, au lieu de créer de nouveaux
déstabilisateurs fiscaux.
En conservant une architecture simple et en ciblant précisément l’allégement sur le parent
bénéficiaire, cet amendement apporte une réponse concrète et immédiate au manque de
pouvoir d’achat, tout en respectant l’intelligibilité de notre système fiscal et la soutenabilité de
la dépense publique.
Auteurs 2
Le cosignataire
Texte et lecture
- Lecture
- Assemblée · 1re lecture
- Texte amendé
- Texte de la commission n° 2121
Sources et données
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.
Références techniques
- Amendement (Assemblée nationale)
- AMANR5L17PO838901BTC2121P0D1N000021
- Texte amendé (Assemblée nationale)
- PIONANR5L17BTC2121