amendement · Assemblée nationale
Sur le texte : Projet de loi relatif à la résilience des infrastructures critiques et au renforcement de la cybersécurité
Amendement n° 362
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En clair
Éric Bothorel a déposé cet amendement le 3 oct. 2026, sur le texte « Projet de loi relatif à la résilience des infrastructures critiques et au renforcement de la cybersécurité ». Il n'a pas encore été examiné en séance publique.
- Adoptés sur ce texte
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Ce qu'il propose
Le dispositif
I. – À l’alinéa 22, substituer aux mots :
« perturber l’exercice de »
les mots :
« avoir un effet perturbateur important sur ».
II. – En conséquence, après l’alinéa 22, insérer l’alinéa suivant :
« L’importance de l’effet perturbateur s’apprécie au regard du nombre de personnes touchées, de l’impact sur d’autres activités d’importance vitale, de l’ampleur géographique de l’effet perturbateur, de son intensité ou de sa durée, de la part de marché de l’opérateur d’importance vitale et de la capacité de ce dernier à y remédier en déployant des solutions alternatives. »
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)
Le présent amendement vise à préciser la transposition de la directive européenne sur la résilience des entités critiques.
Le projet de loi emploie la notion de perturbation d’une activité d’importance vitale, sans préciser les critères permettant d’en apprécier concrètement l’ampleur. Or, la directive prévoit explicitement que cette appréciation repose notamment sur le nombre de personnes concernées, les dépendances d’autres activités essentielles, l’étendue géographique, la durée et l’intensité de la perturbation, ainsi que l’existence de solutions alternatives.
Tout comme la directive, il est donc proposé de préciser ces critères dans la loi. De telles dispositions permettraient de donner aux pouvoirs publics comme aux opérateurs un cadre commun pour distinguer les incidents susceptibles d’affecter réellement la continuité des fonctions essentielles du pays de ceux dont les conséquences demeurent limitées.
Il ne s’agit pas d’alléger les exigences de résilience, mais de les proportionner à l’impact réel d’une interruption de service. Cette précision est particulièrement nécessaire pour les services territoriaux, tels que les petits réseaux de chaleur et de froid : des obligations conçues sans considération de l’ampleur effective d’un incident pourraient générer des coûts disproportionnés, in fine supportés par les collectivités et les usagers, sans bénéfice équivalent pour la sécurité des services.
Amendement travaillé avec la FEDENE.
Auteur
Texte et lecture
- Lecture
- Assemblée · 1re lecture
- Texte amendé
- Texte de la commission n° 1779
Sources et données
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.
Références techniques
- Amendement (Assemblée nationale)
- AMANR5L17PO838901BTC1779P0D1N000362
- Texte amendé (Assemblée nationale)
- PRJLANR5L17BTC1779