amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi relatif à la résilience des infrastructures critiques et au renforcement de la cybersécurité

Amendement n° 111

Mickaël Bouloux SOC · Après l'article 58 bis

En clair

Mickaël Bouloux a déposé cet amendement le 2 oct. 2026, sur le texte « Projet de loi relatif à la résilience des infrastructures critiques et au renforcement de la cybersécurité ». Il n'a pas encore été examiné en séance publique.

Adoptés sur ce texte
0 sur 28amendements dont le sort est connu, en séance publique

Ce qu'il propose

Le dispositif

Le code des assurances est ainsi modifié :

1° A la fin du premier alinéa de l’article L. 12‑10‑1, les mots : « connaissance de l’atteinte par la victime » sont remplacés par les mots : « déclaration de l’atteinte par la victime à son assureur » ;

2° Au quatorzième alinéa de l’article L. 194‑1, les mots : « loi n° 2023‑22 du 24 janvier 2023 d’orientation et de programmation du ministère de l’intérieur » sont remplacés par les mots : « loi n°... du... relative à la résilience des infrastructures critiques et au renforcement de la cybersécurité ».

Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Cet amendement vise à ce que l'obligation, pour une victime de cyberattaque, de déposer plainte coure à compter de la déclaration de l'atteinte à l'assurance et non à compter de cette atteinte.

Actuellement, l'indemnisation d'un assuré victime d'une cyberattaque est subordonnée au dépôt d'une plainte de la victime auprès des autorités compétentes au plus tard 72 heures après la connaissance de l'atteinte par la victime. Cette disposition a été introduite par la loi d'orientation et de programmation pour le ministère de l'intérieur (LOPMI) en 2023.

Elle vise à une meilleure visibilité du nombre d’entreprises impactées mais aussi à ce que l’alerte soit donnée le plus vite possible pour éviter l’extension de la menace.
Plusieurs acteurs font état de délais trop courts pour les grandes entreprises, d'autant plus que la règle s’applique pour des filiales à l’étranger dans le cadre d’une police de groupe en France et serait susceptible d'entraîner un engorgement des tribunaux.

Il est donc ici proposé de modifier la rédaction de l'article L. 12-10-1 pour remplacer la notion de délai de connaissance de l’atteinte par celle de délai de notification de cette atteinte à l’assureur. L'objectif est de limiter ce dépôt de plainte par les entreprises assurées aux attaques qui vont potentiellement entrainer une indemnisation et non pas les alertes ou petites attaques qui n’ont pas de conséquence et où la loi actuelle peut amener à saturer les parquets avec des plaintes sans importance qui ne seront pas instruites.

Auteur

Mickaël Bouloux SOC

Texte et lecture

Texte amendé
Texte de la commission n° 1779

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO838901BTC1779P0D1N000111
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17BTC1779