Adopté

amendement · Assemblée nationale Gouvernement

Sur le texte : Proposition de loi visant à sortir la France du piège du narcotrafic

Amendement n° 947

Article 14

En clair

Le Gouvernement a déposé cet amendement le 14 mars 2025, sur le texte « Proposition de loi visant à sortir la France du piège du narcotrafic ». Il a été adopté en séance publique le 20 mars 2025.

Adoptés sur ce texte
184 sur 1 002amendements dont le sort est connu, en séance publique

Ce qu'il propose

Le dispositif

I. – Rédiger ainsi l’alinéa 7 :

« a) Au premier alinéa, le mot : « assassinat » est remplacé par le mot : « meurtre ». »

II. – En conséquence, supprimer les alinéas 9 et 10.

Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Cet amendement vise à clarifier les règles applicables aux collaborateurs de justice bénéficiant d’une exemption ou d’une réduction de peine pour des faits de meurtre éventuellement commis avec une circonstance aggravante, notamment la préméditation, le guet-apens ou la bande organisée.

Actuellement, le meurtre commis sans circonstance aggravante est puni de 30 ans de réclusion criminelle (article 221-1 du code pénal). Le meurtre commis avec la circonstance aggravante de préméditation ou de guet-apens est un assassinat puni de la peine de réclusion à perpétuité (article 221-3 du code pénal), de même s’agissant du meurtre commis en bande organisée (8° de l’article 221-4 du code pénal). Par ailleurs, l’article 221-4 du code pénal prévoit onze autres circonstances aggravantes du crime de meurtre pouvant donner lieu à l’application de la réclusion criminelle à perpétuité.

L’ensemble de ces crimes doivent entrer dans le champ d’application du dispositif des repentis, conformément au souhait des parlementaires et du Gouvernement.

Afin d’éviter tout risque d’interprétation a contrario des dispositions introduites par l’article 14 de la présente proposition de loi, qui pourraient donner lieu à l’exclusion des meurtres commis dans certaines circonstances aggravantes non mentionnées expressément (par exemple : d’un magistrat, d’un juré, d’un militaire de la gendarmerie nationale, d’un fonctionnaire de la police nationale ou de l’administration pénitentiaire), il importe de ne faire figurer dans l’article 221-5-3 que les infractions de meurtre et d’empoisonnement.

En effet, la seule mention du meurtre au sein de l’article 221-5-3 du code pénal permet d’appréhender les différentes atteintes volontaires à la vie réprimées par le législateur aux articles 221-1 et suivants du code pénal sans qu’il soit nécessaire de le préciser.

Son sort

Examen
En séance publique
Sort décidé le

Auteur

Gouvernement

Texte et lecture

Texte amendé
Texte de la commission n° 1043

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 6 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO838901BTC1043P0D1N000947
Texte amendé (Assemblée nationale)
PIONANR5L17BTC1043