Rejeté
amendement · Assemblée nationale Gouvernement
Sur le texte : Proposition de loi visant à sortir la France du piège du narcotrafic
Amendement n° 787
L'amendement sur le site de l'Assemblée (nouvel onglet)Les autres amendements de ce texte →
En clair
Le Gouvernement a déposé cet amendement le 14 mars 2025, sur le texte « Proposition de loi visant à sortir la France du piège du narcotrafic ». Il a été rejeté en séance publique le 21 mars 2025.
- Adoptés sur ce texte
- 184 sur 1 002amendements dont le sort est connu, en séance publique
Ce qu'il propose
Le dispositif
Supprimer cet article.
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)
Cet amendement vise à supprimer la double extension, introduite par la commission des lois de l’Assemblée nationale, du bénéfice du dispositif de l'affectation sociale des biens saisis et confisqués.
D’une part, il n’apparaît pas opportun d’étendre ce dispositif aux biens meubles. Il s’agit d’un dispositif dont la mise en œuvre est particulièrement lourde et strictement encadrée pour garantir l’équité entre les bénéficiaires et le bon usage des deniers publics. Elle suppose la diffusion d’un appel à projet pour chaque bien concerné par l’AGRASC, à charge pour cette dernière de sélectionner le candidat retenu et de soumettre cette proposition au conseil d’administration qui doit recueillir l’approbation conjointe du ministre de la justice et du ministre chargé du budget. Ce dispositif n’apparaît pas adapté pour des biens meubles tels que des voitures, dont la valeur est souvent faible. En outre, il existe déjà une procédure d’affectation des biens meubles, beaucoup plus souple, au bénéfice des services de l’Etat mais aussi d’associations reconnues d’utilité publique depuis la loi Warsmann 2 du 24 juin 2024. Cette procédure, prévue par l’article L. 2222-9 du code général de la propriété des personnes publiques, est bien plus adaptée concernant les biens meubles et permet déjà d’atteindre l’objectif visé par le deuxième alinéa de l’article 4 bis C.
D’autre part, il n’apparaît pas pertinent d’étendre l’affectation sociale aux biens immobiliers confisqués au profit des services judiciaires et d’enquête ou chargés de missions de police judiciaire.
En effet, les immeubles définitivement confisqués deviennent propriété de l’Etat, qui peut donc ensuite les utiliser comme bon lui semble pour les besoins de l’exercice de ses missions. L’affectation sociale n’a en réalité d’intérêt qu’en tant qu’elle permet, tout en l’encadrant strictement, l’utilisation d’un bien immobilier par des tiers étrangers à l’Etat. La procédure lourde que l’affectation sociale suppose a pour notamment but de s’assurer que l’immeuble sera bien utilisé pour des missions d’intérêt général. Une telle procédure n’a pas de sens s’agissant de l’affectation de biens au profit de services de l’Etat qui, par nature, servent nécessairement l’intérêt général.
Son sort
- Examen
- En séance publique
- Sort décidé le
Auteur
Gouvernement
Texte et lecture
- Lecture
- Assemblée · 1re lecture
- Texte amendé
- Texte de la commission n° 1043
Sources et données
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 6 nov. 2026.
Références techniques
- Amendement (Assemblée nationale)
- AMANR5L17PO838901BTC1043P0D1N000787
- Texte amendé (Assemblée nationale)
- PIONANR5L17BTC1043