amendement · Assemblée nationale
Sur le texte : Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027
Amendement n° 2985
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En clair
Christian Baptiste a déposé cet amendement le 17 oct. 2026, avec 4 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027 ». Il n'a pas encore été examiné en séance publique.
- Adoptés sur ce texte
- 161 sur 1 318amendements dont le sort est connu, en séance publique
Ce qu'il propose
Le dispositif
I. – Après l’alinéa 5, insérer l’alinéa suivant :
« Les modalités de financement de ces dispositifs tiennent compte des contraintes spécifiques d’accès aux soins, d’éloignement et de démographie médicale en Guadeloupe, en Guyane, en Martinique, à La Réunion, à Mayotte, à Saint-Barthélemy, à Saint-Martin et à Saint-Pierre-et-Miquelon, afin qu’au moins une unité d’accueil pédiatrique de l’enfance en danger soit accessible dans chacun de ces territoires et que celles qui existent disposent des moyens de fonctionner. » »
II. – La perte de recettes pour les organismes de sécurité sociale est compensée à due concurrence par la majoration de l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)
Le présent article reconnaît dans le code de la santé publique les unités d'accueil pédiatrique de l'enfance en danger et les équipes pédiatriques régionales référentes, que les établissements de santé peuvent mettre en place. Son exposé des motifs fixe l'objectif de 164 unités opérationnelles d'ici à 2027, soit une par ressort de tribunal judiciaire, et annonce un financement pérenne de ces structures.
Les travaux de la commission d'enquête sur le traitement judiciaire des violences sexuelles incestueuses parentales, dont le rapporteur est l'auteur du présent amendement, établissent que les besoins sont, dans nos territoires, sans commune mesure avec la moyenne nationale.
L'enquête Violences et rapports de genre (Virage), conduite par l'Institut national d'études démographiques en Guadeloupe en 2018 auprès d'un échantillon représentatif, établit que 8,8 % des femmes y déclarent avoir subi au moins un fait de violence sexuelle avant dix-huit ans dans leur famille ou leur entourage proche, contre 4,6 % dans l'Hexagone. Les viols et tentatives de viol avant dix-huit ans y sont déclarés par 3,0 % des femmes, soit un taux deux fois supérieur à celui de l'Hexagone. Au total, 32 % des femmes et 23 % des hommes déclarent avoir subi des faits de violence de tous ordres avant dix-huit ans.
Le bilan statistique du ministère de l'intérieur confirme cette réalité : le taux de violences intrafamiliales s'élevait en 2022 à 4,5 pour mille habitants en Guadeloupe, contre 2,7 pour mille en moyenne nationale.
Face à cela, l'offre demeure très insuffisante et inégale selon les territoires. L'unité de Guadeloupe n'a été inaugurée qu'à la fin de l'année 2024 et son fonctionnement reste dépendant de la disponibilité de professionnels de santé en nombre limité.
Concrètement, pour un enfant guadeloupéen, la question n'est plus seulement celle de l'existence d'un lieu, mais celle de ses moyens : combien de jours par semaine l'unité est-elle ouverte, et combien de temps faut-il attendre pour qu'un enfant y soit reçu. Le dispositif proposé par le présent article étant facultatif, sans adaptation du financement, les unités ultramarines resteront les plus fragiles.
Auteurs 5
- SOC 4
Les 4 cosignataires
Texte et lecture
- Lecture
- Assemblée · 1re lecture
- Texte amendé
- Texte déposé n° 3211
Sources et données
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.
Références techniques
- Amendement (Assemblée nationale)
- AMANR5L17PO838901B3211P0D1N002985
- Texte amendé (Assemblée nationale)
- PRJLANR5L17B3211