amendement · Assemblée nationale
Sur le texte : Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027
Amendement n° 2810
L'amendement sur le site de l'Assemblée (nouvel onglet)Les autres amendements de ce texte →
En clair
Annie Vidal a déposé cet amendement le 16 oct. 2026, sur le texte « Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027 ». Il n'a pas été soutenu en séance publique le 23 oct. 2026.
- Adoptés sur ce texte
- 161 sur 1 318amendements dont le sort est connu, en séance publique
Ce qu'il propose
Le dispositif
I. – À la quatrième phrase du premier alinéa du 1 de l’article 231 du code général des impôts, après le mot : « communaux, », sont insérés les mots : « des établissements de santé publics et privés à but non lucratif, des établissements et services sociaux et médicosociaux publics et privés à but non lucratif, ».
II. – La perte de recettes pour les organismes de sécurité sociale est compensée à due concurrence par la majoration de l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)
Le présent amendement d’appel vise de demander au Gouvernement qu’il présente l’état de ses travaux sur la réforme de la taxe sur les salaires appliquée aux établissements de santé et aux établissements et services sociaux et médico-sociaux publics et privés à but non lucratif.
La taxe sur les salaires est due par les employeurs qui ne sont pas assujettis à la taxe sur la valeur ajoutée, ou qui ne l’ont été que sur une faible part de leur chiffre d’affaires. Les hôpitaux publics, les établissements privés à but non lucratif et la majorité des établissements et services sociaux et médico-sociaux y sont donc soumis. Leurs équivalents du secteur privé lucratif, assujettis à la TVA, en sont en revanche exonérés.
Cette situation crée une différence de traitement difficilement justifiable entre des acteurs qui exercent les mêmes missions, auprès des mêmes publics, et souvent sur les mêmes territoires. Elle pèse directement sur la masse salariale d’établissements essentiels à nos concitoyens, au moment où ils doivent faire face à de fortes tensions de recrutement et renforcer l’attractivité de leurs métiers. Elle crée enfin un circuit financier peu lisible, puisque ces établissements, largement financés par l’assurance maladie, acquittent une taxe elle-même affectée à la sécurité sociale.
Cette incohérence est régulièrement dénoncée par les fédérations hospitalières et médico-sociales, qui demandent de longue date qu’elle soit corrigée.
Le groupe Ensemble pour la République a toujours été particulièrement attentif au poids des prélèvements sur le travail, au regard de l’impératif de compétitivité. Il est tout aussi attentif à leurs effets sur les secteurs public et privé non lucratif, qu’il entend préserver et soutenir, compte tenu du rôle essentiel qu’ils jouent dans l’accès aux soins et l’accompagnement des personnes vulnérables.
Cet amendement invite donc le Gouvernement à préciser les pistes envisagées pour remédier à cette situation, ainsi que leur calendrier.
Son sort
- Examen
- En séance publique
- Sort décidé le
Autrice
Texte et lecture
- Lecture
- Assemblée · 1re lecture
- Texte amendé
- Texte déposé n° 3211
Sources et données
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.
Références techniques
- Amendement (Assemblée nationale)
- AMANR5L17PO838901B3211P0D1N002810
- Texte amendé (Assemblée nationale)
- PRJLANR5L17B3211