amendement · Assemblée nationale
Sur le texte : Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027
Amendement n° 1683
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En clair
Nathalie Coggia a déposé cet amendement le 16 oct. 2026, avec 8 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027 ». Il n'a pas encore été examiné en séance publique.
- Adoptés sur ce texte
- 161 sur 1 318amendements dont le sort est connu, en séance publique
Ce qu'il propose
Le dispositif
I. – A la première ligne de la seconde colonne du tableau de l’alinéa 2, substituer au montant :
« 118,3 »
le montant :
« 118,29025 ».
II. – En conséquence, à la troisième ligne de la même seconde colonne du tableau du même alinéa 2, substituer au montant :
« 116,0 »
le montant :
« 116,00975 ».
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)
Cet amendement de repli vise à garantir à chacun des 54 centres experts en santé mentale le montant de référence de 300 000 euros par an fixé par l'État en 2010, pour un effort supplémentaire de 9,75 millions d'euros.
Ces centres assurent des soins de troisième recours en psychiatrie : une évaluation diagnostique approfondie et pluridisciplinaire, suivie de recommandations transmises au médecin qui suit le patient, en appui de la psychiatrie de secteur. Selon la Fondation FondaMental, le nombre de journées d'hospitalisation diminue de 50 % dans les douze mois qui suivent une évaluation.
Selon la Fondation FondaMental, 31 centres seulement bénéficient d'un financement identifié, compris entre 80 000 et 300 000 euros par an, pour un total d'environ 6,45 millions d'euros, dernier montant connu, et 23 sont insuffisamment financés ou ne le sont pas du tout. Huit centres seulement atteignent le montant de référence de 300 000 euros, inchangé depuis 2010. Au centre de Créteil, le délai avant une première évaluation atteint deux ans et demi.
En moyenne, chaque centre perçoit ainsi 120 000 euros par an, soit moins de la moitié du montant de référence. Par ailleurs, les difficultés de suivi parfois constatées après l'évaluation tiennent moins aux centres, qui n'ont pas vocation à suivre les patients, qu'à l'organisation du parcours autour d'eux, en particulier chez l'adulte, pour qui il n'existe pas de deuxième ligne structurée. Elles appellent à mieux articuler les centres avec les autres professionnels.
Aligner les 54 centres sur ce montant de référence représente 16,2 millions d'euros par an. Déduction faite des 6,45 millions d'euros déjà versés, l'effort supplémentaire s'élève à 9,75 millions d'euros. Il s'agit d'un minimum : ce montant, fixé il y a seize ans, n'est pas revalorisé, alors qu'une équipe complète coûte aujourd'hui 415 000 euros par centre.
L'amendement majore de 9,75 millions d'euros le sous-objectif « Dépenses relatives aux établissements de santé » et minore à due concurrence le sous-objectif « Dépenses de soins de ville » ; le montant total de l'objectif national de dépenses d'assurance maladie est inchangé.
Il est demandé au Gouvernement de déléguer ces crédits aux agences régionales de santé sous forme de crédits fléchés vers les établissements qui hébergent des centres experts, comme l'avaient fait les circulaires budgétaires de 2010, 2012 et 2017. Faute de fléchage, rien ne garantit en effet que ces moyens bénéficient aux centres : leurs crédits sont aujourd'hui fondus dans la dotation globale des établissements, et les centres experts ne figurent pas parmi les dispositifs identifiés dans le nouveau modèle de financement de la psychiatrie.
Auteurs 9
Texte et lecture
- Lecture
- Assemblée · 1re lecture
- Texte amendé
- Texte déposé n° 3211
Sources et données
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.
Références techniques
- Amendement (Assemblée nationale)
- AMANR5L17PO838901B3211P0D1N001683
- Texte amendé (Assemblée nationale)
- PRJLANR5L17B3211