amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027

Amendement n° 932

Justine Gruet DR · Après l'article 28

En clair

Justine Gruet a déposé cet amendement le 15 oct. 2026, sur le texte « Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027 ». Il n'a pas encore été examiné en séance publique.

Adoptés sur ce texte
161 sur 1 318amendements dont le sort est connu, en séance publique

Ce qu'il propose

Le dispositif

I. - Le 4° de l’article L. 5125-23-2 du code de la santé publique est complété par une phrase ainsi rédigée :

« Les situations médicales du patient susceptibles de justifier cette mention sont définies, pour chaque groupe biologique similaire ou, lorsque leurs caractéristiques le permettent, pour plusieurs groupes biologiques similaires, par arrêté des ministres chargés de la santé et de la sécurité sociale, pris après avis de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé. »

II. - L’article L. 162-16-7 du code de la sécurité sociale est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Lorsque la prescription d’un médicament biologique appartenant à un groupe biologique similaire comporte une mention excluant la substitution dans les conditions prévues au 4° de l’article L. 5125-23-2 du code de la santé publique, le bénéfice de la dispense d’avance de frais est subordonné à ce que le motif porté sur la prescription corresponde à l’une des situations médicales définies par l’arrêté mentionné au même 4°. »

III. - Le présent article entre en vigueur à une date fixée par décret, et au plus tard le 1er janvier 2028.

Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Le développement des médicaments biologiques similaires constitue un levier important de maîtrise des dépenses d’assurance maladie, tout en garantissant aux patients une qualité, une sécurité et une efficacité comparables à celles du médicament biologique de référence.

Le droit en vigueur permet toutefois au prescripteur d’exclure la substitution d’un médicament biologique similaire lorsqu’il estime que la situation médicale du patient le justifie. Contrairement au dispositif applicable aux médicaments génériques, les situations susceptibles de justifier cette exclusion ne font aujourd’hui l’objet d’aucun cadre homogène suffisamment précis.

Cette absence de référence commune peut conduire à des pratiques variables selon les prescripteurs et à une application hétérogène de la substitution par les pharmaciens.

Le présent amendement prévoit donc que les situations médicales susceptibles de justifier une mention de non-substitution soient définies par arrêté des ministres chargés de la santé et de la sécurité sociale, après avis de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé.

Il ne remet pas en cause la liberté de prescription : le médecin conserve la possibilité de prescrire le médicament biologique de référence et d’exclure la substitution lorsque la situation médicale du patient le justifie. Il vise en revanche à objectiver les motifs permettant de déroger à la substitution et à assurer une application homogène du dispositif sur l’ensemble du territoire.

Afin de garantir l’effectivité de ce cadre, le bénéfice du tiers payant est conditionné, lorsque la substitution est expressément écartée, à l’existence d’un motif correspondant à l’une des situations médicales ainsi définies.

Cette mesure contribue à sécuriser la substitution des médicaments biologiques similaires et à renforcer l’efficience de la dépense d’assurance maladie.

Autrice

Justine Gruet DR

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 3211

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO838901B3211P0D1N000932
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B3211