amendement · Assemblée nationale
Sur le texte : Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027
Amendement n° 549
L'amendement sur le site de l'Assemblée (nouvel onglet)Les autres amendements de ce texte →
En clair
Eric Liégeon a déposé cet amendement le 15 oct. 2026, avec 7 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027 ». Il n'a pas encore été examiné en séance publique.
- Adoptés sur ce texte
- 161 sur 1 318amendements dont le sort est connu, en séance publique
Ce qu'il propose
Le dispositif
L’article L. 5123‑8 du code de la santé publique est ainsi modifié :
I. – À la fin du premier alinéa, les mots : « peut se faire à l’unité » sont remplacés par les mots : « se fait à l’unité ».
II. – Au deuxième alinéa, les mots : « peut être limitée » sont remplacés par les mots : « est limitée ».
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)
Le gaspillage de médicaments constitue un enjeu majeur de santé publique, de maîtrise des dépenses de l’Assurance maladie et de transition écologique.
Publiée en juin 2026 par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), la Caisse nationale de l’Assurance maladie (Cnam) et Cyclamed, l’étude PERIMED met en évidence l’ampleur de ce phénomène. Près de 70 % des médicaments non utilisés collectés en pharmacie sont soumis à prescription obligatoire. Leur coût annuel pour l’Assurance maladie est estimé à 517 millions d’euros, dont 278 millions d’euros pour des médicaments encore non périmés. En 2024, pas moins de 7 675 tonnes de médicaments non utilisés ont ainsi été collectées dans les pharmacies françaises. Parmi les causes identifiées figurent notamment des conditionnements trop importants au regard des besoins réels des patients.
Face à ce constat, il apparaît nécessaire de mieux adapter les quantités délivrées à la durée des traitements prescrits, afin de limiter les surplus inutiles et les dépenses qui en résultent.
Plusieurs pays européens, notamment les Pays-Bas, le Royaume-Uni et la République tchèque, ont développé des pratiques permettant une adaptation plus fine des quantités de médicaments délivrées aux besoins des patients. La délivrance à l’unité constitue également un levier déjà mobilisé en France dans certaines situations, notamment pour les antibiotiques, afin de limiter les quantités inutilisées.
Le présent amendement vise donc à renforcer le recours à la délivrance à l’unité lorsque celle-ci est possible et à rendre plus systématique l’adaptation des quantités délivrées aux besoins du traitement. Cette évolution doit permettre de réduire le gaspillage médicamenteux, de préserver les ressources de l’Assurance maladie et de limiter l’impact environnemental de la destruction de médicaments encore utilisables, tout en garantissant la sécurité des patients.
Auteurs 8
- DR 7
Les 7 cosignataires
Texte et lecture
- Lecture
- Assemblée · 1re lecture
- Texte amendé
- Texte déposé n° 3211
Sources et données
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.
Références techniques
- Amendement (Assemblée nationale)
- AMANR5L17PO838901B3211P0D1N000549
- Texte amendé (Assemblée nationale)
- PRJLANR5L17B3211