amendement · Assemblée nationale
Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027
Amendement n° II-1621
L'amendement sur le site de l'Assemblée (nouvel onglet)Les autres amendements de ce texte →
En clair
Elie Califer a déposé cet amendement le 29 oct. 2026, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il n'a pas encore été examiné en séance publique.
- Adoptés sur ce texte
- 412 sur 3 224amendements dont le sort est connu, en séance publique
Ce qu'il propose
| Programme | Autorisations d'engagement | Crédits de paiement |
|---|---|---|
| Formations supérieures et recherche universitaire | +5 000 000 € | +5 000 000 € |
| Vie étudiante | 0 € | 0 € |
| Recherches scientifiques et technologiques pluridisciplinaires | −5 000 000 € | −5 000 000 € |
| Recherche spatiale | 0 € | 0 € |
| Recherche dans les domaines de l'énergie, du développement et de la mobilité durables | 0 € | 0 € |
| Recherche et enseignement supérieur en matière économique et industrielle | 0 € | 0 € |
| Enseignement supérieur et recherche agricoles | 0 € | 0 € |
| Solde | 0 € | 0 € |
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)
Le présent amendement vise à financer, dans les formations de l’enseignement supérieur qui n’existent pas ou sont saturées dans les outre-mer, des places supplémentaires ouvertes en priorité aux bacheliers ultramarins.
De nombreuses formations de l’enseignement supérieur n’existent pas dans les outre-mer, ou y disposent de capacités très insuffisantes. Les bacheliers ultramarins doivent alors candidater sur Parcoursup à des formations de l’Hexagone. Ils y sont en concurrence avec les candidats résidant dans l’académie de la formation, qui peuvent être prioritaires au titre du secteur géographique, sans bénéficier eux-mêmes d’aucune priorité. Ce déséquilibre structurel pèse sur leurs chances d’admission, alors qu’ils n’ont aucune alternative dans leur territoire d’origine.
L’amendement ouvre 5 millions d’euros en autorisations d’engagement et en crédits de paiement sur le programme 150 « Formations supérieures et recherche universitaire ». Ce montant permet de financer environ 500 places, sur la base d’un coût moyen de 10 000 euros par étudiant et par an. Le Gouvernement est invité à conclure avec les universités des conventions créant, dans les formations en tension, des places supplémentaires réservées en priorité aux bacheliers des académies d’outre-mer dont la formation est absente de leur territoire. Il est aussi invité à soutenir l’ouverture de ces formations dans les universités ultramarines lorsque les effectifs des demandes, le justifient.
Pour respecter l’article 40 de la Constitution, ces crédits sont prélevés sur le programme 172 « Recherches scientifiques et technologiques pluridisciplinaires », dont ils représentent moins de 0,1 % des autorisations d’engagement. Dans les faits, cet amendement n’a pas vocation à réduire les moyens de la recherche, mais à inciter le Gouvernement à abonder les crédits nécessaires pour garantir l’égal accès des bacheliers ultramarins à l’enseignement supérieur. Il est donc demandé au Gouvernement de lever le gage.
Auteur
Texte et lecture
- Lecture
- Assemblée · 1re lecture
- Texte amendé
- Texte déposé n° 3210
Sources et données
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.
Références techniques
- Amendement (Assemblée nationale)
- AMANR5L17PO838901B3210P2D1N001621
- Texte amendé (Assemblée nationale)
- PRJLANR5L17B3210