amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027

Amendement n° II-502

Jean-Philippe Tanguy RN · Article 58

En clair

Jean-Philippe Tanguy a déposé cet amendement le 19 oct. 2026, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il n'a pas encore été examiné en séance publique.

Adoptés sur ce texte
412 sur 3 224amendements dont le sort est connu, en séance publique

Ce qu'il propose

Mouvements de crédits proposés, en euros
ProgrammeAutorisations d'engagementCrédits de paiement
Formations supérieures et recherche universitaire−1 100 000 000 €−1 100 000 000 €
Vie étudiante0 €0 €
Recherches scientifiques et technologiques pluridisciplinaires0 €0 €
Recherche spatiale0 €0 €
Recherche dans les domaines de l'énergie, du développement et de la mobilité durables0 €0 €
Recherche et enseignement supérieur en matière économique et industrielle0 €0 €
Enseignement supérieur et recherche agricoles0 €0 €
Solde−1 100 000 000 €−1 100 000 000 €
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Le Rassemblement National propose, dans son contre-budget pour 2027, de relever les frais de scolarité des étudiants étrangers extracommunautaires, hors conventions interétatiques, pour une économie de 1,1 milliard d’euros. Le présent amendement en tire les conséquences sur le programme 150 « Formations supérieures et recherche universitaire », les universités devant, à due concurrence des droits ainsi perçus, voir diminuer la subvention pour charges de service public que leur verse l’État.

La France accueillait 443 500 étudiants étrangers en 2024‑2025, soit près de 15 % des effectifs de l’enseignement supérieur, en hausse de 17 % en cinq ans ; 63 % d’entre eux sont inscrits à l’université (Campus France, communiqué du 5 septembre 2025). Les droits d’inscription différenciés institués en 2019 pour les étudiants extracommunautaires – 2 770 euros en licence et 3 770 euros en master – demeurent très inférieurs au coût réel d’une année de formation, de l’ordre de 10 000 euros, et sont au surplus largement neutralisés par les exonérations décidées par les établissements eux-mêmes. Le contribuable français finance ainsi, à hauteur de plusieurs milliards d’euros, la formation de centaines de milliers d’étudiants étrangers dont une part importante ne s’établira pas en France ou n’y travaillera pas, et la Cour des comptes a relevé en 2025 « l’estimation incertaine du retour sur investissement de la politique d’attractivité de l’enseignement supérieur ».

Le Rassemblement National souhaite que l’accueil d’étudiants étrangers dans notre système universitaire soit profitable à la fois à notre pays et à ces étudiants eux-mêmes : les droits d’inscription doivent se rapprocher du coût réel de la formation, sauf pour les étudiants relevant de conventions interétatiques, en premier lieu avec les pays francophones partenaires de la France, et pour les boursiers d’excellence sélectionnés par nos ambassades. Les recettes nouvelles ainsi perçues par les universités se substituent à une part de la dotation de l’État.

Par conséquent, cet amendement minore de 1 100 000 000 euros, en autorisations d’engagement et en crédits de paiement, les crédits du programme 150 « Formations supérieures et recherche universitaire », imputés sur l’action 01 « Formation initiale et continue du baccalauréat à la licence » et sur l’action 02 « Formation initiale et continue de niveau master », à proportion des effectifs d’étudiants étrangers inscrits à chaque niveau.

Auteur

Jean-Philippe Tanguy RN

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 3210

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO838901B3210P2D1N000502
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B3210