amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027

Amendement n° I-3872

Olivia Grégoire EPR · Article 30

En clair

Olivia Grégoire a déposé cet amendement le 10 oct. 2026, avec 4 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il n'a pas encore été examiné en séance publique.

Adoptés sur ce texte
412 sur 3 224amendements dont le sort est connu, en séance publique

Ce qu'il propose

Le dispositif

Après l’alinéa 41, insérer l’alinéa suivant :

« Pour la recherche des manquements mentionnés au présent I, les traitements peuvent notamment prendre en compte le nombre, la fréquence, la durée, la nature et la valeur des offres de vente de biens publiées par une même personne, leur caractère répétitif ainsi que la concentration de ces offres sur une ou plusieurs catégories de biens, afin d’identifier les indices de l’exercice habituel d’une activité économique susceptible de donner lieu à des recettes non déclarées. »

Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Le présent amendement tend à conforter l’efficacité du dispositif institué par le nouvel article L. 80 S du livre des procédures fiscales, qui autorise l’administration à collecter et exploiter les contenus librement accessibles sur les plateformes en ligne.

Les plateformes de vente en ligne offrent à chacun la possibilité de céder ponctuellement des biens personnels. Elles peuvent cependant servir de paravent à des activités économiques habituelles et structurées. Ces activités sont exercées sous l’apparence de ventes entre particuliers, et leurs recettes ne sont jamais déclarées.

Tel est notamment le cas lorsqu’un même vendeur met en vente, de façon régulière et répétée, un volume significatif de biens relevant d’une même catégorie : pièces automobiles provenant du démontage de plusieurs véhicules, équipements électriques ou électroniques, vêtements et accessoires, jouets, articles de puériculture ou autres produits de grande consommation.

Ces secteurs sont en outre particulièrement exposés aux enjeux de conformité et de sécurité des produits. En 2025, les contrôles conduits par la DGCCRF sur des produits vendus par plusieurs grandes places de marché ont établi que 46 % des produits analysés étaient tout à la fois non conformes et dangereux. La DGCCRF relève également que les circuits de contrefaçon, affranchis des garanties propres aux circuits réguliers, exposent les consommateurs à des produits à risque. La vente de produits contrefaits en ligne représente, selon l’UNIFAB, 6,7 milliards d’euros de pertes annuelles pour l’industrie française.

L’amendement n’instaure ni régime plus contraignant pour la vente entre particuliers, ni seuil automatique de requalification professionnelle. Il se borne à préciser les critères objectifs que l’administration fiscale peut mobiliser dans le cadre de l’article L. 80 S. Elle pourra ainsi mieux distinguer la cession occasionnelle de biens personnels de l’activité économique régulière exercée sous couvert du statut de particulier. L’amendement concourt de la sorte à l’égalité devant l’impôt et à une concurrence loyale entre les acteurs économiques.

Cet amendement a été travaillé avec l’Union des fabricants (UNIFAB).

Son sort

Examen
En séance publique
Les 2 amendements identiques, discutés avec lui

Auteurs 5

Olivia Grégoire EPR

Les 4 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 3210

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO838901B3210P1D1N003872
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B3210