Non soutenu

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027

Amendement n° I-3752

Delphine Lingemann Dem · Article 21

En clair

Delphine Lingemann a déposé cet amendement le 10 oct. 2026, avec 4 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il n'a pas été soutenu en séance publique le 2 nov. 2026.

Adoptés sur ce texte
412 sur 3 224amendements dont le sort est connu, en séance publique

Ce qu'il propose

Le dispositif

I. – Après l’alinéa 7, insérer les deux alinéas suivants :

« c) Il est ajouté par un alinéa ainsi rédigé :

« Pour les impositions dont le fait générateur intervient entre le 1er janvier et le 31 décembre 2027, le tarif de sûreté et de sécurité applicable à chaque aérodrome ou groupement d’aérodromes ne relevant pas de la classe 1 au sens de l’article L. 6328‑2 du code des transports ne peut excéder celui qui lui était applicable au 31 décembre 2026, y compris en cas de changement de classe. » ;

II. – Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« VI. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »

Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Les exploitants d'aérodromes sont tenus d'assurer des missions de sûreté et de sécurité : filtrage des passagers et des bagages, sécurité-incendie et sauvetage, prévention du péril animalier. Ces missions sont financées par le tarif de sûreté et de sécurité (T2S), qui est une composante de la taxe sur le transport aérien de passagers. Il est acquitté par les compagnies aériennes et répercuté sur le prix du billet. Son montant est fixé par arrêté, dans une fourchette légale qui dépend de la classe de l'aérodrome. Il atteint 11,80 € au plus pour la classe 1, 9,50 € pour la classe 2 et 20 € pour la classe 3.

Ce mode de financement pèse de manière disproportionnée sur les aéroports régionaux, à l'instar de l'aéroport de Clermont-Ferrand-Auvergne. Les coûts de sûreté, rapportés au passager, y sont structurellement plus élevés, faute de trafic sur lequel les répartir, et conduisent à appliquer des tarifs bien supérieurs à ceux des grands aéroports. Or les compagnies aériennes, dont la marge est de l'ordre de 5 à 6 € par passager, ne peuvent absorber de tels écarts. Elles les répercutent sur le prix du billet ou réaffectent leurs appareils vers des plateformes plus compétitives, ce qui fragilise les dessertes. Le présent article aggrave cette situation. Il relève le plafond de la classe 1 et crée une classe 3 bis, dont le plafond est porté de 20 € à 22 € par passager.

Cet amendement propose donc de geler, pour l'année 2027, le T2S applicable aux aérodromes et groupements d'aérodromes ne relevant pas de la classe 1. Il vise à protéger les aéroports régionaux, qui sont les plus exposés à cette hausse. Pour les impositions dont le fait générateur intervient en 2027, le tarif applicable à chacun d'eux ne pourrait excéder celui du 31 décembre 2026, y compris en cas de changement de classe.

Son sort

Examen
En séance publique
Sort décidé le

Auteurs 5

Delphine Lingemann Dem

Les 4 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 3210

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO838901B3210P1D1N003752
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B3210