amendement · Assemblée nationale
Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027
Amendement n° I-2874 (Rect)
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En clair
Lionel Vuibert a déposé cet amendement le 10 oct. 2026, avec 1 cosignataire, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il n'a pas été soutenu en séance publique le 16 oct. 2026.
- Adoptés sur ce texte
- 412 sur 3 224amendements dont le sort est connu, en séance publique
Ce qu'il propose
Le dispositif
I. – Le A du 1 de l’article 200 A du code général des impôts est complété par un 3° ainsi rédigé :
« 3° Les revenus fonciers générés par les parts des groupements visés au 4° du 1 de l’article 793, pour la fraction correspondant aux biens visés au 3° du 2 de l’article 793, et par les biens donnés à bail dans les conditions visées au 3° du 2 de l’article 793. »
II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)
Le présent amendement vise à encourager le portage du foncier agricole par des investisseurs extérieurs au monde agricole, afin de faciliter l’installation de nouveaux exploitants et de contribuer au renouvellement des générations en agriculture.
En effet, le rendement du foncier agricole demeure structurellement faible, en raison notamment de la fiscalité applicable aux revenus fonciers, soumis au barème progressif de l’impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux, ainsi que du niveau limité des recettes locatives résultant de l’encadrement des fermages.
Dans ce contexte, il apparaît essentiel de renforcer l’attractivité de l’investissement dans les terres agricoles afin de mobiliser de nouveaux capitaux au service de l’installation et de la transmission des exploitations.
Le recours à des investisseurs extérieurs, qui mettent ensuite les terres à disposition des agriculteurs dans le cadre de baux à long terme ou de baux cessibles, permet de réduire le coût de la reprise en évitant aux nouveaux exploitants de devoir acquérir l’ensemble du foncier nécessaire à leur activité.
Cette démarche est d’autant plus importante que le secteur agricole fait face à une incertitude croissante des revenus, à des coûts de financement élevés et à un nombre important de transmissions d’exploitations dans les prochaines années.
L’application du prélèvement forfaitaire unique (PFU) aux revenus issus de la location de biens ruraux par bail à long terme ou par bail cessible permettrait ainsi de rendre ces investissements plus attractifs, tout en favorisant le maintien des terres agricoles en location et leur mise à disposition des exploitants.
Le présent amendement, travaillé en lien avec la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA), propose ainsi de soumettre au prélèvement forfaitaire unique les revenus fonciers provenant de biens ruraux loués par bail à long terme ou par bail cessible, afin d’encourager l’investissement dans le foncier agricole, de faciliter l’installation de nouveaux exploitants et d’accompagner le renouvellement des générations en agriculture.
Son sort
- Examen
- En séance publique
- Sort décidé le
Les 2 amendements identiques, discutés avec lui
- N° I-887 · Julien Dive Rejeté
- N° I-2023 (Rect) · Benjamin Dirx Non soutenu
Auteurs 2
Le cosignataire
Texte et lecture
- Lecture
- Assemblée · 1re lecture
- Texte amendé
- Texte déposé n° 3210
Sources et données
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.
Références techniques
- Amendement (Assemblée nationale)
- AMANR5L17PO838901B3210P1D1N002874
- Texte amendé (Assemblée nationale)
- PRJLANR5L17B3210