amendement · Assemblée nationale
Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027
Amendement n° I-2493
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En clair
Stella Dupont a déposé cet amendement le 9 oct. 2026, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il n'a pas été soutenu en séance publique le 30 oct. 2026.
- Adoptés sur ce texte
- 412 sur 3 224amendements dont le sort est connu, en séance publique
Ce qu'il propose
Le dispositif
Rédiger ainsi cet article :
« I. – L’article 235 ter XB du code général des impôts est ainsi modifié :
« 1° À la fin du B du I, le montant : « 1 milliard d’euros » est remplacé par le montant : « 500 millions d’euros » ;
« 2° À la fin du IV, le taux : « 8 % » est remplacé par le taux : « 10 % ».
« II. – Le I s’applique à compter du 1er janvier 2027. »
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)
Cet amendement renforce la taxe sur les rachats d’actions des grandes entreprises, créée par la loi de finances pour 2025. Son taux passe de 8 % à 10 %, et le seuil d’assujettissement est abaissé de 1 milliard à 500 millions d’euros de chiffre d’affaires.
Quand une entreprise rachète ses propres actions pour les annuler, elle choisit de rémunérer ses actionnaires plutôt que d’investir, d’innover ou d’augmenter les salaires. Ce choix lui appartient. Mais au moment où le pays doit financer sa transition écologique et sa réindustrialisation, il est légitime qu’il contribue davantage à l’effort commun.
C’est aussi une question d’équilibre dans ce budget. Le Gouvernement demande des efforts aux retraités, aux salariés en arrêt maladie et aux travailleurs modestes, dont la prime d’activité est gelée. Dans le même temps, il réduit de 2 milliards d’euros la contribution exceptionnelle des grandes entreprises. Faire davantage contribuer les entreprises qui consacrent leurs profits à racheter leurs propres titres rétablit un peu de justice.
Cet amendement ne crée pas d’impôt nouveau. Il conserve l’assiette, les règles de calcul du chiffre d’affaires et les exonérations du dispositif existant, notamment celles qui protègent l’actionnariat salarié. Les entreprises restent libres de leur gestion : simplement, rémunérer ses actionnaires par des rachats coûtera un peu plus cher que d’investir.
Son sort
- Examen
- En séance publique
- Sort décidé le
Autrice
Texte et lecture
- Lecture
- Assemblée · 1re lecture
- Texte amendé
- Texte déposé n° 3210
Sources et données
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.
Références techniques
- Amendement (Assemblée nationale)
- AMANR5L17PO838901B3210P1D1N002493
- Texte amendé (Assemblée nationale)
- PRJLANR5L17B3210