Rejeté

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027

Amendement n° I-2217

Aurélien Taché LFI-NFP · Article 55

En clair

Aurélien Taché a déposé cet amendement le 9 oct. 2026, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il a été rejeté en séance publique le 14 oct. 2026.

Adoptés sur ce texte
412 sur 3 224amendements dont le sort est connu, en séance publique

Ce qu'il propose

Le dispositif

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« En l’absence de garantie de la participation des États au pilotage de la stratégie Global gateway et de bilan précis et chiffré de l’ensemble de résultats des projets financés au titre de cette stratégie, le prélèvement sur les recettes de l’État au titre de la participation de la France au budget de l’Union européenne est minoré de 10 %. »

Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Cet amendement de repli a pour objet de minorer de 10 % la participation française au budget de
l’Union européenne en l’absence de garantie de la participation des États au pilotage de la stratégie
Global gateway et de bilan précis et chiffré de l’ensemble de résultats des projets financés au titre
de cette stratégie.
Le rapporteur demande au Gouvernement d’utiliser la somme correspondante pour abonder par
amendement, dans le cadre de l’examen de la seconde partie du présent projet de loi de finances, la
mission « Action extérieure de l’État ».

La stratégie Global gateway vise à financer des actions menées par des acteurs économiques dans
des pays partenaires, qui leur soient bénéfiques tout en prenant en compte les intérêts de l’Union
européenne. Cette stratégie entend agir comme un levier financier pour, selon une logique
d’amorçage, soutenir l’initiative privée notamment en matière de de-risking ou d’environnement
normatif.

Or, cette stratégie présente plusieurs problèmes.
Tout d’abord, la Commission européenne dispose d’un rôle trop important dans sa gouvernance, au
mépris de la lettre des Traités qui accorde aux seuls États membres un pouvoir de décision en
matière de politique extérieure de l’Union. Cette ingérence est inadmissible, et des garanties de rétablissement du rôle des États dans cette gouvernance, qui semblent se profiler mais doivent absolument être confirmées, sont nécessaires.

Ensuite, la Commission de Bruxelles confond aide économique et aide au développement :
l’initiative privée ne peut pas et ne pourra jamais se substituer à l’aide au développement portée par
les États. On ne peut faire du profit sur le dos de celles et ceux qui souffrent, malgré toutes les
bonnes volontés affichées.

Enfin, à ce jour, le bilan précis des projets soutenus par cette stratégie manque encore, le calcul du
montant total communiqué par la Commission européenne étant tout simplement fantaisiste.

Pour ces raisons, un signal fort doit être envoyé pour signifier que dans ces conditions, la France
continuera de privilégier sa propre stratégie d’aide au développement.

Son sort

Examen
En séance publique
Sort décidé le

Auteur

Aurélien Taché LFI-NFP

Scrutin public

  1. Rejeté L'amendement n° 2217 de M. Aurélien Taché à l'article 55 31 pour · 103 contre · 54 abstentions

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 3210

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO838901B3210P1D1N002217
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B3210