amendement · Assemblée nationale
Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027
Amendement n° I-1963 (Rect)
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En clair
Béatrice Bellay a déposé cet amendement le 9 oct. 2026, avec 4 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il n'a pas encore été examiné en séance publique.
- Adoptés sur ce texte
- 412 sur 3 224amendements dont le sort est connu, en séance publique
Ce qu'il propose
Le dispositif
I. – À l’alinéa 13, substituer au mot :
« participé »,
les mots :
« sciemment contribué ».
II. – En conséquence, compléter le même alinéa 13 par les deux phrases suivantes :
« La solidarité prévue au premier alinéa n’est pas applicable lorsque la personne mentionnée au même alinéa établit qu’elle a accompli les diligences normalement exigibles au regard de son activité professionnelle et qu’elle ne pouvait raisonnablement déceler le caractère frauduleux des informations ou documents qui lui ont été communiqués. Cette exception ne s’applique pas lorsque cette personne savait ou ne pouvait ignorer le caractère inexact, incomplet ou frauduleux des informations ou documents utilisés. »
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)
Cet amendement vise à renforcer l'action de contrôle et de vérification des Professionnels de la défiscalisation en protection de la bonne foi sans pour autant créer une quelconque impunité
Aussi cet amendement permettra de distinguer l'erreur subie de la participation consciente à un montage frauduleux, sans affaiblir les obligations de vérification des professionnels.
L'article 30 du projet de loi de finances pour 2027 vise notamment la responsabilité solidaire des intervenants en défiscalisation qui contribuent à procurer indûment un avantage fiscal. La lutte contre les fraudes est nécessaire à la légitimité des aides publiques ultramarines. Elle suppose cependant d'identifier les professionnels qui ont volontairement contribué à la manoeuvre, plutôt que de déduire l'intention frauduleuse de leur seule intervention technique dans l'opération.
L'amendement retient donc la contribution consciente et n'ouvre une exception de bonne foi qu'à la condition que le professionnel justifie des diligences conformes à ses obligations. Une simple affirmation selon laquelle il s'est fié aux pièces transmises est insuffisante. L'exception disparaît lorsque les incohérences étaient manifestes ou lorsque les conditions de l'opération auraient dû alerter un professionnel normalement diligent.
Cette rédaction protège les opérateurs de bonne foi sans affaiblir les contrôles et la responsabilisation des monteurs, conformément aux observations de l'Inspection générale des finances sur la complexité des montages et l'insuffisance des contrôles du régime d'aide fiscale à l'investissement productif outre-mer.
La procédure de visite instaurée au même article reste applicable dès lors que le juge retient des présomptions de fraude ; il n'est pas requis de prouver définitivement l'intention frauduleuse avant toute recherche de preuve.
Auteurs 5
- SOC 4
Les 4 cosignataires
Texte et lecture
- Lecture
- Assemblée · 1re lecture
- Texte amendé
- Texte déposé n° 3210
Sources et données
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.
Références techniques
- Amendement (Assemblée nationale)
- AMANR5L17PO838901B3210P1D1N001963
- Texte amendé (Assemblée nationale)
- PRJLANR5L17B3210