Non soutenu

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027

Amendement n° I-1817

Romain Eskenazi SOC · Après l'article 25

En clair

Romain Eskenazi a déposé cet amendement le 9 oct. 2026, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il n'a pas été soutenu en séance publique le 2 nov. 2026.

Adoptés sur ce texte
412 sur 3 224amendements dont le sort est connu, en séance publique

Ce qu'il propose

Le dispositif

La dernière colonne du tableau du deuxième alinéa de l’article L. 422‑22 du code des impositions sur les biens et services est ainsi modifiée :

1° À la quatrième ligne, le montant :« 210 » est remplacé par le montant : « 420 » ;

2° À la cinquième ligne, le montant :« 420 » est remplacé par le montant : « 840 » ;

3° À la huitième ligne, le montant :« 675 » est remplacé par le montant : « 1 350 » ;

4° À la neuvième ligne, le montant :« 1 015 » est remplacé par le montant : « 2 050 » ;

5° À l’avant-dernière ligne, le montant :« 1 025 » est remplacé par le montant : « 2 050 » ;

6° À la dernière ligne, le montant :« 2 100 » est remplacé par le montant : « 4 200 ».

Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Le présent amendement vise à doubler le taux de la taxe de solidarité sur les billets d’avion (TSBA) applicable aux aéronefs d’affaires et jets privés, afin de renforcer la justice fiscale, sociale et climatique dans le secteur aérien.

Le transport aérien d’affaires constitue aujourd’hui une source d’inégalités et d’injustices environnementales particulièrement criante. Selon les données de la Direction générale de l’aviation civile (DGAC), les jets privés représentent moins de 1 % du trafic aérien, mais près de 10 % des émissions du secteur en France. À titre individuel, un vol en jet privé émet entre 5 et 14 fois plus de CO₂ par passager qu’un vol commercial classique, pour une utilité collective quasi nulle.

Dans un contexte d’urgence climatique et de sobriété nécessaire, il est inacceptable que les déplacements les plus polluants soient aussi les moins taxés, alors que les ménages modestes subissent déjà de plein fouet les conséquences du dérèglement climatique et de la hausse du coût de la vie. Cette mesure s’inscrit également dans une logique de justice fiscale : le transport aérien bénéficie encore d’un régime fiscal dérogatoire (exonération de taxe sur le kérosène, absence de TVA sur les vols internationaux, faible taxation carbone), alors même qu’il est l’un des secteurs les plus émetteurs par passager-kilomètre.

Les compagnies et particuliers recourant à l’aviation d’affaires doivent désormais assumer le coût réel de leur empreinte environnementale.

Au-delà de son rendement budgétaire, ce doublement de la TSBA enverrait un signal fort de cohérence et d’équité : il rappellerait que la transition écologique ne peut pas reposer sur les seuls efforts des classes moyennes et populaires, mais doit mobiliser en priorité les activités les plus émettrices et les plus aisées. »

Son sort

Examen
En séance publique
Sort décidé le

Auteur

Romain Eskenazi SOC

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 3210

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO838901B3210P1D1N001817
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B3210